Asperbras: le fameux projet ‘’oppose’’ Dalein à Papa Koly

Ils ont une divergence de vues autour de la venue d’Asperbras pour faire la géophysique en Guinée. Mais, ils sont d’accord sur les conséquences nuisibles que cette structure a créées. Dalein Diallo et Papa Koly Kourouma n’ont pas la même interprétation du fameux projet. Pour l’un, c’est le fiston du Président qui introduit cette société en Guinée. Faux, réplique, le second. Tous les deux s’accordent sur un fait : l’opacité du marché conclu.

Pour l’ancien ministre de l’Energie Papa Koly Kourouma, rapporté par africa Guinée, « Le marché d’Asperbras, n’a pas été porté par le fils du président, mais plutôt par le président Alpha Condé lui-même. Asperbras est venue en Guinée par l’intermédiaire du président Sassou N’Guesso du Congo qui est l’ami intime du président Alpha Condé. Elle (la société Apserbras, ndlr) était venue en Guinée pour faire de la Géophysique dans le cadre des mines. C’est une fois en Guinée qu’elle s’est transformée en société d’énergie. C’est la deuxième société qu’on enregistrait après avoir retiré le marché avec les turcs dans des conditions pas du tout républicaines. On voulait donc trouver une entreprise de substitution (…). Donc cette société qui était là pour faire de la Géophysique a été sommée de faire de l’énergie. Le marché a été passé dans des conditions obscures parce qu’on n’avait même pas encore résilié le marché qui avait été passé aux turcs.

Dalein quant à lui estime que « Lorsqu’Alpha est arrivé au pouvoir, cette petite entreprise brésilienne qu’on dit avoir été introduite par le fils (allusion à Mohamed Alpha Condé, ndlr), on lui a donné un marché de 144 millions de dollars. Elle s’engage à installer 100 mégawatts en 180 jours. Le contrat a été signé le 5 octobre 2011. Donc, le 30 avril 2012, le déficit énergétique à Conakry devrait être comblé. Alpha l’avait d’ailleurs annoncé avec beaucoup de fierté en disant qu’en six mois, il allait régler le problème d’électricité à Conakry.

Il n’avait pris soin de s’assurer la capacité technique et de la surface financière de la petite entreprise qui est enregistrée aux îles Vierges Britanniques. Le souci était plus de servir les commissions aux différents acteurs du marché… Les conséquences ont été très coûteuses. Le 31 mars, les 100 mégawatts n’étaient pas là. On a fait un avenant pour payer plus que ce qui était prévu. On a reporté l’échéance en septembre. Les 100 mégawatts n’étaient pas là. On refait encore un avenant, on paie. On reporte en mars 2013. Toujours rien. Ça traine. Il a fallu 2014 pour que le contrat soit résilié. Au cours de la résiliation, on a demandé à ASPERBRAS de ne payer aucune pénalité. Parce que n’ose pas. Les gens savent où l’argent est parti. » Voilà les faits.

Leçon à tirer : de grosses magouilles orchestrées par Alpha et Cie…

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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