Attaqué par l’homme torturé par la BAC, Ibrahima Kalil Diaouné sort du silence‏

Ibrahima Kalil Diaouné, victime d’une attaque armée dans la nuit du 11 mars dernier à son domicile dans le quartier résidentiel de Kipé, dont l’un des auteurs présumés serait l’homme vu récemment dans une vidéo se faisant torturer par des éléments de la Brigade anticriminalité (BAC) N°8 de Kakimbo (Ratoma), pense que la vidéo qui circule sur Internet est «un coup monté pour étouffer l’affaire».

Pour lui son bourreau, Ibrahima Djogo Sow (l’homme qu’on voit attaché par agents en uniformes), est «rétabli dans ses droits» même si, se presse-t-il  de le rappeler, «personne ne mérite le traitement qu’il a subi». Mais «si mon bourreau est rétabli dans son droit, où est mon droit ?», demande M. Diaouné.

Cet opérateur économique dit avoir beaucoup perdu dans l’attaque qui l’a visé. Il affirme que les bijoux de sa femme, une somme de 57 000 dollars américains, 8 millions de francs guinéens, des téléphones portables, son ordinateur, ses montres… ont été emportés par les malfrats. C’est d’ailleurs le GPS d’un des téléphones volés qui aurait permis l’arrestation du présumé bandit, qui aurait été arrêté et relâché au moins trois fois.

M. Diaouné soupçonne certains responsables des services de sécurité d’être en complicité avec les malfrats. Mais il promet de se battre jusqu’au bout pour faire éclater la vérité dans cette affaire.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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