Attaques ciblées : Un jeune blessé par balle à Hamdallaye

Dans la nuit du mardi à mercredi, une concession familiale a été la cible d’une attaque par des inconnus armés, appuyés par les forces de l’ordre, au quartier Hamdallaye Commune de Ratoma, a constaté votre quotidien électronique sur place.

Sur les raisons de cette attaque armée, qui a fait un blessé par balle, la famille ne trouve aucune explication et s’étonne du comportement des gendarmes qui ont protégé les agresseurs munis d’armes blanches et d’essence.  

Selon le père de famille, qui s’est prêté aux questions de notre rédaction, « Tout a commencé  aux environs, de 1 h du matin lorsqu’un groupe de jeunes en compagnie des agents de la gendarmerie nationale ont fait éruption dans notre concession. Munis d’armes blanches  et de l’essence, ils ont essayé d’incendier notre maison à partir de la fenêtre, alors que les gens dormaient déjà. » Du coup, ajoute notre interlocuteur,  « J’ai appelé au secours tout le monde est sorti. Nous avons pu éteindre le feu. Mais ils ont brûlé un taxi, puis ils ont de saccagé les autres véhicules qui  étaient garé à côté, avant de tirer sur mon fils, qui a reçu une balle au niveau de l’épaule. Dieu merci il n’est pas mort ».

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Devant cette attaque ciblée, Saikou yaya Bah, la soixantaine, interpelle l’Etat : « Lorsque des hommes en uniformes sensé protéger les populations, se comportent comme ça, on se demande dans quel pays nous vivons ? C’est pourquoi j’ai demande à ceux qui ont la charge de gérer la destinée de ce pays aujourd’hui, de faire beaucoup attention et de se rappeler que seul le pouvoir de Dieu est éternel. Quand on est Chef, on l’est pour tout le monde, pas pour une ethnie. Donc, il faut qu’on arrête de terroriser la population, nous sommes tous des guinéens, les agents des forces de l’ordre ont aussi des familles. En tout cas c’est une attitude qui n’honore pas la Guinée», regrette ce père de famille visiblement très remonté contre cette agression à domicile sans fondement.  

La victime, Mamadou Bah, marié, âgé de 28 ans a frôlé la mort cette nuit-là. La balle qui l’a atteinte au niveau de l’épaule a traversé son  corps avant sortir après. Evacué d’urgence dans une structure de la place, il a reçu des soins intenses. Selon son médecin traitant, son état est hors de danger.

Toutefois, il poursuit son traitement, alors que ses bourreaux continuent à courir sans être inquiété.

Dans un communiqué, l’ONG Human Rigths Watch exprime des craintes d’une répression accrue à l’approche du référendum constitutionnel.

’’ L’impunité persistante attise le risque d’abus commis par des policiers et des gendarmes’’, regrette l’ONG Américaine qui demande au gouvernement guinéen de diligenter une enquête sérieuse sur les tueries et les graves violations des droits de l’homme au cours des manifestations politiques et sociales.

 « Alors que la tension monte à l’approche du référendum du 1er mars, le risque de nouveaux actes de répression de la part des forces de sécurité augmente », a déclaré Corinne Dufka, directrice pour l’Afrique de l’ouest à Human Rights Watch. « Le gouvernement guinéen doit faire en sorte que les policiers et les gendarmes fassent preuve de retenue et de discipline lorsqu’ils contrôleront les manifestations de l’opposition. ».

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Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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