Au Mali, une « attaque terroriste » contre l’armée fait plus de 50 morts

Au moins 53 soldats maliens et un civil ont été tués, vendredi, lors d’une « attaque terroriste » lancée contre une position militaire à Indelimane, dans la zone de Ménaka (nord-est), près de la frontière avec le Niger, a annoncé l’armée malienne.

Au Mali, l’armée a été de nouveau la cible d’une « attaque terroriste ». Elle a visé, vendredi 1er novembre, un poste militaire à Indelimane, dans la région de Ménaka, dans le nord-est, provoquant la mort de 53 soldats et d’un civil. Il s’agit pour l’armée malienne d’une de ses plus grosses pertes depuis plusieurs années.

Le ministre malien de la Communication, Yaya Sangaré, a mentionné sur Twitter, la présence de « dix rescapés » et des « dégâts matériels importants » à la suite de l’attaque. Des soldats maliens étaient également portés disparus vendredi, a indiqué à l’AFP une source militaire. 

Des renforts pour traquer les assaillants

« La situation est sous contrôle. Le ratissage et le processus d’identification des corps se poursuivent », a ajouté le ministre Sangaré. « Des renforts ont été dépêchés pour sécuriser la zone et traquer les assaillants », a ajouté le gouvernement, sans donner de précisions sur ces derniers.

Cette attaque survient un mois après la mort de 40 soldats dans deux attaques jihadistes le 30 septembre et le 1er octobre, près du Burkina Faso, pays situé au sud du Mali, selon un bilan d’un responsable du ministère de la Défense. Plusieurs sources estiment que ce bilan officiel de 40 morts a été sous-évalué, selon l’AFP.

Le nord du Mali était tombé entre mars  et avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes, qui l’ont ensuite évincée. Les jihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit actuellement.

Cependant, les violences jihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires ayant fait des centaines de morts.

Avec AFP

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