« Au premier trimestre de 2014, on devait organiser les municipales » reconnait Aboubacar SOMPARE

Alors que le bras de fer entre pouvoir et opposition sur l’ordre des élections se poursuit, des témoignages fusent de partout pour attester que les acteurs politiques s’étaient convenus en juillet 2013 de l’organisation des municipales dès le premier trimestre de l’année suivante (2014). Après la sortie du professeur Salifou SYLLA, facilitateur choisi par l’opposition, c’est au tour de Aboubacar SOMPARE, également facilitateur désigné par la mouvance de briser le silence. Comme le premier, le second n’est pas allé du dos de la cuillère pour rappeler les conclusions des tractations.

« Il était convenu qu’on devait organiser les élections communales au premier trimestre de 2014. L’accord du 03 juillet était relatif aux élections législatives. Mais au cours des débats, ont longuement évoqué le fait que les mandats des délégations spéciales étaient dépassés et qu’il fallait absolument les renouveler. Seulement on a centré les discussions essentiellement  sur la possibilité de la tenue des législatives, étant entendu qu’en 2014, au premier trimestre on devait organiser les municipales. C’est ça la vérité. Aujourd’hui, j’ai beaucoup de regrets. J’aurais souhaité que l’on s’accorde, opposition, majorité, CENI… tout le monde pour que l’on puisse organiser des élections crédibles dans une atmosphère de paix et de quiétude. Parce qu’actuellement le désordre là n’est pas souhaitable du tout. Et on court vers le désordre », a expliqué l’ancien président de l’assemblée nationale. Est-ce qu’aujourd’hui vous êtes inquiet? demande le confrère qui l’interviewait. « Je suis inquiet. C’est la vérité! » répond Aboubacar SOMPARE.

Oumar Rafiou Diallo, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.