Bah Oury fait allégeance à Dalein : la repentance tardive !

Dalein Diallo fait de l’enrichissement illicite. C’est l’accusation principale formulée récemment par Bah Oury, depuis la publication du budget du CFO. « Un chèque en blanc est donné à Cellou Dalein Diallo qui dispose d’une allocation journalière de 17 millions de GNF qu’il utilise à sa guise. Dans les faits, cette pratique s’apparente à un abus de biens sociaux et est pénalement condamnable », accuse l’exclu de l’UFDG.

Avant de s’interroger : « Comment évoquer la bonne gouvernance et fustiger à longueur de journée les « marchés gré à gré » si soi-même bénéficie de manière inconsidérée des mannes de l’argent des contribuables guinéens sans aucune transparence sur l’affectation des fonds publics ! » Bah Oury n’est pas du tout tendre à l’endroit du président de l’UFDG.

A peine ces mots lâchés, Bah Oury revient à la charge pour tenter d’édulcorer, d’adoucir les positions en jouant sur un autre tableau : celui de la gestion du parti. « Jusqu’en 2011, l’UFDG était en croissance, j’y ai apporté une part non négligeable. Mais, je ne dirai jamais que Cellou n’a pas apporté quelque chose à l’UFDG. (…) La gouvernance de l’UFDG a été en deçà de ce qui était possible de faire : Renforcer les bases du parti, moderniser son équipement, encourager et faire émerger des cadres nouveaux aguerris politiquement pour ne pas que ça soit toujours le spectacle du bruit », rapporte vision Guinée.

C’est une posture qui est synonyme d’un regret. Bah Oury fait d’une autre façon, de l’allégeance à son ennemi de toujours. De toutes les façons, il n’a qu’à y gagner. Avec Alpha Condé, rien n’est sûr. Avec l’entêtement, rien n’aboutit. Avec le mépris et la rancœur, Bah Oury s’use. Il est presque à bout de souffle. Il a provoqué, y a eu mort d’homme, il a insulté, y a eu réplique. Il a accusé, point de réaction. Il a opté pour la compromission, aucun résultat.

Une halte s’est imposée à lui : ravaler ses crachats et peindre Dalein malgré tout en constructeur. Pas trop suffisant pour se faire pardonner certes, mais, c’est un signe de regret exprimé. L’UFDG pourra-t-elle exploiter cette nouvelle sortie de Bah Oury, si ce n’est un non-évènement ? On attend de voir.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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