Bah Oury dans une incohérence singulière

« Je pense que l’Etat, de la manière la plus impartiale et voire avec la coopération d’experts judiciaires de la Cedeao, pourrait s’investir pour que lumière soit faite sur les auteurs et les commanditaires des tueries qui ont ensanglanté l’axe Hamdallaye jusqu’à Cimenterie. De ce point de vue, l’Etat doit assumer sa fonction régalienne d’assurer la sécurité du pays et de tous les citoyens guinéens. »

Bah Oury est tantôt raisonnable, tantôt bouffon, aveuglé qu’il est par une rigidité et une hantise vorace d’en découdre avec Dalein Diallo. C’est ce mental pathologique qui le plonge allègrement dans une incohérence singulière.  Selon lui, « Les manifestations et les tueries le long de l’axe méritent d’être explicité en profondeur avec des enquêtes bien documentées pour cerner les réelles responsabilités des uns et des autres en prenant en compte tous les scénarios possibles. Des éléments des forces de l’ordre ont tiré sur des manifestants. Est-ce qu’ils ont agi sur instruction de leur hiérarchie ou bien par devers eux-mêmes ? Des enquêtes administratives doivent être menées pour avoir une réelle connaissance de l’environnement de ceux qui ont eu à commettre ces crimes. »

Dans la même déclaration, il dénonce ce qu’il appelle « violence instrumentalisée par certaines forces occultes pour s’imposer et imposer le joug au pays tout entier. » Allusion faite à certains cadres de l’UFDG. Et Bah Oury de s’attaquer ouvertement à Dalein Diallo : « Il y a des affaires en cours concernant des proches d’un certain chef de file de l’opposition qui sont incriminés dans la détention d’armes, dans l’exploitation de la violence. Vous savez également que ce chef de file dit de l’opposition a mis en place une section cailloux. Également, la tentative d’assassinat dont j’ai été l’objet a eu lieu avec les gardes de ce chef de file dit de l’opposition. De ce point de vue, il y a un ensemble des faisceaux qui montrent qu’il faut élargir l’investigation, ne pas avoir une idée comme si tout le mal vient uniquement du côté des forces de l’ordre.»

Cette campagne infamante de Bah Oury cache des démarches souterraines pour revenir dans les bonnes grâces du régime. Il salive déjà avec une possible nomination dans le prochain gouvernement. Le discrédit est donc l’arme la mieux appropriée.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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