Bah Oury évoque des accords politiques en lieu et place de la loi

« Il s’avère que ces « arrangements politiques » qui sont de vrais coups de butoir contre l’Etat de droit ont pour motivation la satisfaction de clientèles politiques, partisanes et claniques. Dans ce contexte, la République s’en trouve fragilisée et l’Etat vampirisé. » Bah Oury est formel, saur son blog.

Pour s’en convaincre, il rappelle : « Ces cinq dernières années nous avons observé maintes fois que chaque crise politique est instrumentalisée pour détricoter les principes républicains et les lois du pays. La mise en place des délégations spéciales deux années durant est issue des arrangements d’août 2015. L’élaboration du code électoral actuel avec la nomination des chefs de quartiers et de présidents de districts et la suppression de leur personnalité juridique est le fait de l’accord dit politique d’octobre 2016. Les conséquences de ces choix se manifesteront certainement plus tard. La suppression de fait des listes indépendantes avait même été votée par les députés de l’assemblée nationale en février 2017. »

Pour lui,« Il a fallu que le Conseil Constitutionnel amende ces dispositions liberticides et anti-démocratiques pour sauver le processus démocratique guinéen. »Et de dénoncer : « L’impunité est accordée aux tenants et les démunis se retrouvent privés de leurs droits. Sous le prétexte d’un esprit de consensus en lieu et place de l’application stricte des lois et des règlements, la gouvernance dérive vers la constitution de féodalités hermétiques et violentes. »

 

Le RPG et l’UFDG apprécieront…

 

Jeanne Fofana

 

 

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