Bah Oury livre Dalein à la vindicte

Comment abattre Dalein Diallo pour lui extraire la présidence du parti et régler les comptes de ceux qui soutiennent le chef de file de l’opposition ? Telle est la hantise maladive de Bah Oury, lequel, depuis des lustres utilise tous les moyens pour mettre fin à la la gouvernance du président de l’UFDG.

C’est ainsi que Bah Oury livre Dalein à la vindicte. « Un chèque en blanc est donné à Cellou Dalein Diallo qui dispose d’une allocation journalière de 17 millions de GNF qu’il utilise à sa guise. Dans les faits, cette pratique s’apparente à un abus de biens sociaux et est pénalement condamnable », accuse l’exclu de l’UFDG. Avant de s’interroger : « Comment évoquer la bonne gouvernance et fustiger à longueur de journée les « marchés gré à gré » si soi-même bénéficie de manière inconsidérée des mannes de l’argent des contribuables guinéens sans aucune transparence sur l’affectation des fonds publics ! »

Sans attendre une réponse, Bah Oury rappelle que le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé a des avantages similaires à ceux alloués au 1er Vice-Président de l’Assemblée Nationale (fonctionnement d’un cabinet). Dans ce cas-ci la puissance publique a bien encadré l’utilisation des fonds. Ce qui est loin d’être le cas chez nous, estime-t-il. Pour Bah Oury, « L’allocation au chef de file de l’opposition en l’absence d’un cadrage législatif correctement conçu renforce ainsi les dérives de l’Etat néo-patrimonial. La course vers l’enrichissement

illicite est ainsi légitimée où la politique devient le moyen par excellence pour s’enrichir en toute impunité en siphonnant les biens publics. Se servir au lieu de servir trouve sa justification par l’attitude de notre chef de file de l’opposition. »

Une telle sortie au vitriol peut briser une carrière. Mais, les militants de l’UFDG ne semblent pas se laisser distraire. Malgré toutes les accusations portées contre Dalein. Il le décrit d’ailleurs comme cela : « Sa gestion opaque du patrimoine de l’UFDG, un narcissisme exacerbé pour ramener « tout » à sa personne, un mépris pour le respect des principes de transparence et un adepte du culte de personnalité ont trouvé un terreau fertile de par sa position du président du principal politique guinéen. » Et de conclure que « Cette situation constitue un véritable danger aussi bien pour la survie de l’UFDG que pour la stabilité et la démocratie dans notre pays. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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