Bah Oury (UDRG) : l’inconciliable … belliqueux !

 

Bah Oury, le président de l’UDRG est décidément un réel inconciliable belliqueux : il peine à se trouver une place parmi les siens. Il voit le mal partout, au vu de sa hantise prononcée pour appartenir à la transition et donc à prendre des raccourcis, à tous prix. Sauf que, avec Mamadou Sylla, le président de la CORED l’inconstance ne doit pas être un élément bloquant à la marche de ladite coalition.

Bah Oury est donc chassé, car, Sylla lui a remonté les bretelles. Et comme réponse du berger à la bergère, le parti de Bah Oury réplique : « Les Guinéens se souviennent encore de la présence physique très enthousiaste de Mamadou Sylla au nom de la CORED au palais Mohamed V, lors du lancement du cadre de concertation inclusif initié par les autorités de la transition. Le Président de la CORED semble avoir pris conscience à posteriori de la détermination de notre appareil judiciaire à poursuivre sans complaisance tous les délinquants économiques de la Guinée. » L’UDRG suppose que « par cet acte indélicat, Mamadou Sylla a fait montre de ruse politique ».

Le vice-président de l’UDRG rappelle : « L’UDRG prendra part au cadre de dialogue engagé sous l’égide du Gouvernement pour contribuer à la mise en place des conditions d’une transition inclusive et apaisée. Rien, ni personne, ne se servira de l’UDRG ou son leader pour échapper aux griefs de la CRIEF » se lâche Almamy Sekou Soumah. Il vient ainsi confirmer ce que Bah Oury le belliqueux a déjà dit dans un Tweet : « L’UDRG prend acte des propos de El hadj Mamadou Sylla de l’UDG et Président de la CORED sur les ondes de la radio FIM FM ce matin dans l’émission Mirador. En conséquence nous proposons aux instances de l’UDRG de valider la fin de notre implication au sein de cette coalition. »

Pour rappel, Mamadou Sylla de la CORED-GUINÉE (Convergence pour la Renaissance de la démocratie en Guinée), dans une émission radio déclare que : « M. Bah Oury était représenté par son premier vice-président. Son représentant a pris la parole et a approuvé la décision que nous avons prise. Il était là jusqu’à la rédaction du courrier réponse adressé au premier ministre. Il était là quand j’ai signé la lettre. Si après, il conteste la décision qui a été prise, ce n’est pas la CORED qu’il désavoue, mais son premier vice-président. Vu que la décision qui a été prise l’a été à l’unanimité, si lui Bah Oury qui était à Paris conteste ça, ce n’est pas lui de nous imposer son ordre. C’est plutôt à nous de lui dire de se mettre à l’esprit des chosesSoit il part ou bien, nous on le fait partir. C’est clair et net. »

Mamadou Sylla ne semble pas être disposé à gérer les humeurs. Du moins, c’est ce qui ressort de cette guéguerre épistolaire. Bah Oury l’apprend à ses dépens.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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