Banditisme et criminalité : que fait le ministre Kabelè Camara ?

Le viol, le vol à la tire, les assassinats ciblés ou anodins, les braquages avec les coupeurs de route, etc., Conakry et ses provinces ne sont pas en sécurité. Le banditisme et la criminalité sont admis en mode de gouvernance. Le ministre d’Etat, ministre de la Sécurité et de la Protection civile, dépassé par le phénomène ne sait plus où donner de la tête.

C’est ainsi que, le jeudi dernier à Conakry, Me Kabélè Camara a fait une communication relative aux conclusions du cadre de concertation de lutte contre la criminalité. C’était à la faveur du conseil des ministres. Le ministre a rappelé que la communication s’inscrit dans le cadre de l’exécution des instructions du Président de la République relative à la mise en place d’un cadre de concertation en vue d’apporter des réponses appropriées à la problématique du grand banditisme et de la criminalité dans le pays notamment à Conakry et ses environs.

Cette concertation s’articulait essentiellement autour de la problématique de l’occupation illégale et anarchique des espaces côtiers, des forêts classées, et autres endroits perçus comme un facteur déterminant qui favorise la criminalité en Guinée et particulièrement dans la zone de Conakry. C’est ainsi qu’à l’issue de ces travaux, les conclusions suivantes ont été tirées :

  • L’identification des sites à caractère criminogène dans la ville de Conakry ;
  • Le déguerpissement des occupations desdits sites ;
  • L’aménagement des sites déguerpis ;
  • La sécurisation des sites et la pérennisation de l’action ;
  • La stratégie à développer.

Depuis l’arrivée d’Alpha Condé, la criminalité, le viol et les assassinats se sont multipliés. Il ne se passe pas un jour sans qu’on ne soit informé de la découverte macabre d’un corps sans vie, d’un cas de viol et d’un braquage. Parfois, à proximité des structures censées protéger les populations : gendarmeries, commissariats de police.

Ces hors-la-loi sont souvent aussi en treillis et armés de fusils de guerre. Pendant que les bandits sévissent et imposent la terreur, sur l’autoroute et le route Le prince, dès 23h, des barrages sont érigés pour dit-on « contrôler le coffre » des véhicules mais, dans les faits c’est juste quémander : « Patron, on est là, on veut prix de attaya ». Dans ces sales besognes on retrouve même des bérets rouges  comme si nous étions en temps de guerre.

 

Dommage !

Jeanne Fofana, Kababachir.com

 

 

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