BANGALY KOUROUMA : le prototype du flic à proscrire

A sa démagogie qui était déjà évidente pour tous, le directeur de la police nationale, Bangaly Kourouma, vient d’ajouter l’incompétence. Invité à s’exprimer sur une enquête portant sur un groupe de 2000 jeunes auxquels on aurait retiré à chacun un million de francs guinéens, sous prétexte de les aider à trouver de l’emploi, il étalé toutes les tares de la police guinéenne. Révélant au passage que sa nomination à son poste ne relève d’aucune logique.

Tout d’abord, il est impulsif et porté sur les nerfs. Ayant cultivé le langage de l’intimidation, il assimile chaque question des journalistes à une défiance. Ainsi, à notre confrères des GG avec lesquels il échangeait il a notamment répondu « je n’ai pas de compte à vous rendre ». Il n’avait qu’à décliner poliment l’invitation des journalistes au lieu de s’offrir au ridicule.

Ensuite, il est l’incarnation d’une police arriérée. De fait, expliquant les circonstances de l’interpellation de cinq des membres de la société ayant soutiré de l’argent aux jeunes, Bangaly Kourouma confie, entre autres, « Quand on les amenés avec leurs ordinateurs, on a demandé qu’on nous donne le mot de passe pour qu’on sache ce qu’il y a dedans. Ils ont refusé ». Puis rien. L’autre ayant s’étant abstenu de donner le mot de passe, l’enquête n’a pas évolué. Que le premier responsable de la police déclare une chose pareille, c’est plutôt grave. N’y avait-il pas un seul agent qui soit en mesure de craquer le verrouillage de l’ordinateur ? Dommage !

Mais par-dessus tout, Bangaly Kourouma est lui-même un obstacle à la manifestation de la vérité. Disant n’avoir rien appris de l’enquête qui n’en serait qu’à ses débuts, il écarte cependant de manière énergique l’hypothèse selon laquelle le groupe de jeunes en question aurait pour objectif d’exiger le retour de Moussa Dadis Camara. Dès qu’un des confrères commence à lui soumettre cette éventualité, il tranche sans aucune autre forme de procès : « Ecoutez, le capitaine Dadis n’a rien à voir avec ça ! ». N’est-ce pas l’enquête qui devrait déterminer cela ?

Fatim A.  Sacko, www.kababachir.com

 

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