Bantama menace Boureima et Keira : les viocs tremblent

Lors de sa dernière sortie publique, Bantama Sow, l’un des animateurs zélés des assemblées générales ordinaires du RPG a interpelé ses pairs de la Décentralisation ainsi que celui de la Sécurité. Deux papys tout autant zélés : « Le ministre de la Sécurité est là, je souhaiterais qu’il transmette ce message au ministre de l’Administration du territoire. Une bande de farfelues ne peut pas se retrouver pour salir des hauts cadres de l’Etat avec un Front qui n’existe nulle part, qui n’est pas reconnu au ministère de l’Administration du territoire », s’époumonait Bantama Sow.

La démarche de Petit Sow ainsi que de Damaro vise notamment à faire taire le Front anti 3è mandat en traquant les leaders et en saccageant leurs lieux de rencontres. Le message aura été bien perçu. Keira de la Sécu a déjà envoyé des policiers pour jeter du gaz lacrymogène sur une maison de citoyen à Yimbaya. On y a dénombré des dégâts et des interpellations. L’acte a provoqué une levée de boucliers tant du côté des opposants que des organisations de défense des droits de l’homme. Le lendemain, c’est un Boureima Condé qu’on entend à travers un communiqué : « J’en appelle conséquemment à l’esprit citoyen des responsables d’Ongs, d’associations et leur dépendance à se conformer dans leurs actes et dans leurs propos au strict respect des dispositions contenues dans les Lois 013 fixant le régime des associations en république de Guinée et 014 régissant les groupements économiques à caractère coopératif. En tout état de cause et passé le présent communiqué, mon département se réserve le droit de prendre dans un premier temps des sanctions disciplinaires administratives allant jusqu’au retrait de l’agrément et dans un second temps saisir qui de droit pour que prennent fin ces manquements », a averti le ministre de  l’administration du territoire et de la décentralisation.

Pour ce ministre, « Le constat factuel, malheureusement, met aujourd’hui sous le feu des projecteurs, des ONG et associations politico-politiciennes, passées maîtresses en propos, aussi incendiaires que incohérents, les uns que les autres. Tout est à l’opposé des objectifs déclinés dans l’agrément dont ils sont bénéficiaires, pour ceux ou celles qui en ont une. » Cette sortie entrave gravement la liberté d’association, car, selon lui, « Mon département se réserve le droit de prendre, dans un premier temps, des sanctions disciplinaires, administratives, allant jusqu’au retrait de l’agrément, et dans un second temps, saisir qui de droit, pour que prennent fin, ces manquements. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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