Bataille des chiffres: Yéro Baldé et les Universités privées se coincent

On ne sait pas jusqu’où ira le ministre de l’Enseignement supérieur avec la biométrie du système estudiantin se prolongeant jusqu’au niveau des entrailles des Universités privées. On sait en revanche que les positions du ministre et celles des 32 Universités privées se durcissent, même si, on se ménage le temps certainement de démêler l’écheveau, après ces chiffres qualifiés d’erronés révélés par l’audit.

Cette bataille des chiffres risque de mettre à l’étroit une partie ou une autre. C’est une lapalissade de dire qu’il y a de grosses magouille dans les Universités privées et ou publiques. L’Etat octroi chaque année des milliards GNF à ces Enseignements supérieur au titre de subvention. Mais, selon le ministre, plus de 200 milliards GNF tombent dans des poches occultes.

Selon des fondateurs d’Universités, la rencontre du vendredi était consacrée exclusivement sur les chiffres ‘’très vite annoncés aux médias’’ du ministre Baldé. On dénonce des chiffres qui n’ont rien à voir avec les effectifs des établissements estimés à 25 711 étudiants. Un chiffre déjà connu par le Département de l’Enseignement supérieur, à travers la bourse estudiantine accordée par l’Etat. Les privés souhaitent que les chiffres livrés soient revus.

Selon le ministre sur un total de 85 585 étudiants théoriquement inscrits rien que dans les Institutions d’enseignements supérieures publiques et privées de Conakry, seuls 38 647 ont été effectivement recensés ; soit un écart de 46 938. Au niveau des Universités publiques sur 33 634 étudiants annoncés, seulement 19 575 étudiants sont à ce jour connus des effectifs du Ministère de l’enseignement supérieur. Soit 42% de fictifs dans le public.

Ce qui est absolument faux, de l’avis des fondateurs d’Universités privées. Lesquels dénoncent d’ailleurs une campagne de diffamation de la part du ministre. Il y a donc de l’eau dans les gaz.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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