BEPC : Des candidats privés de l’examen

En voilà qui devrait être considérablement le bilan élogieux que le ministre de l’enseignement pré-universitaire s’attribue au gré de ses prises de parole. Ibrahima Kourouma assène à tout-bout de champ qu’il a réussi toutes les formes permettant de débarrasser l’école guinéenne des brebis galeuses qui écornent l’image de cette institution. Mais les 42 élèves du groupe scolaire, Karamoko Bangoura auront de la peine à croire tout cela. En effet, s’il leur est impossible de passer l’examen comme tous les autres candidats du pays, c’est bien parce que le système éducatif guinéen est pourri.

L’école en question est située au quartier Hamdallaye, dans la commune de Ratoma. Hier mardi, les 42 élèves qui y ont passé les neuf derniers mois à suivre les cours de la 10ème année ont révélé aux médias leur désarroi. Ayant payé des frais de scolarité culminant à 900.000 francs guinéens et versé 200.000 autres francs guinéens, comme frais de leur candidature et après avoir étudié durant toute l’année scolaire, les responsables de leur école se sont révélés incapables de faire valider leurs candidatures. Il semble qu’ils sont tous des candidats libres dont les dossiers n’auraient pas été admis.

Les candidats et leurs familles ont été bernés durant toute l’année par des propos et des promesses fermes des encadreurs de l’école. Selon les témoignages confiés à la presse, même à une semaine du lancement des épreuves du Brevet, le directeur général et le fondateur, continuaient à leur assurer qu’ils composeraient bel et bien. Mais le dimanche, ils ont bien été obligés d’avouer qu’ils n’ont pas pu faire passer les dossiers des candidats. Du coup, les ces derniers se retrouvent dans l’impossibilité de composer et auront fatalement perdu cette année.

Adeptes des réseaux et des combines tortueuses, les encadreurs auraient proposé aux candidats malheureux et à leurs parents, une manœuvre qui leur permettrait de s’installer en 11ème année, même en n’ayant pas composé. C’est dire qu’en plus d’être corrompus, ils sont d’un cran qui confine à du cynis

Anna Diakité, www.kababachir.com

 

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