Boké: bientôt la fin de l’occupation anarchique des voies de la CU (président de la Délégation Spéciale)

Le président de la Délégation Spéciale de la préfecture de Boké, Modibo Fofana, a, dans un entretien accordé à notre reporter, promis de mettre un terme à l’occupation anarchique des voies de la commune urbaine par des vendeuses de condiments et conducteurs des motos-taxis.

Interrogé sur la situation, le président de la DS de Boké a déclaré: «le jour de mon investiture en novembre 2015, j’avais promis à la population de Boké que je prendrai des mesures qui s’imposent, avec ou sans moyens. Ceci, pour rendre la ville propre. Depuis cette date, nous avons mené d’actions salutaires. Il s’agit entre  autres, du remplissage des trous béants le long des artères pour réduire les risques d’accidents de la circulation, de l’assainissement des lieux publics et du curage des caniveaux sur fonds propre de la DS.»

Parlant de l’encombrement du marché central et des voiries, M. Fofana a précisé : «nous voulons bien rendre accessibles le marché central et les trottoirs destinés aux piétonsmais, je n’ai pas bénéficié du soutien de la part de certains de mes concitoyens.J’ai fait intervenir la Police pour une première fois. Les gens sont encore revenus.»

« C’est vraiment décourageant. Autant que je le peux, je chercherai à mettre fin à certaines pratiques notamment, l’occupation anarchique des artères de la CU. Ce n’est pas facile mais, nous allons mettre de l’ordre à la maison et bientôt.», a rassuré le président de la DS.

Comme stratégie, la Délégation spéciale, a choisi l’option ‘’sensibilisation des occupants des voies’’, à travers les médias avant de passer à l’acte, a fait savoir notre interlocuteur.

Selon M. Fofana, « le premier luxe d’un pauvre, c’est la santé. Si la ville est saine, on aura parlé peu du paludisme, de la diarrhée et autres. Ainsi, il fera bon vivre dans la cité. Pour y parvenir, nous sollicitons l’apport des autorités préfectorale et régionale.»

«Nous ne sommes plus à l’époque de la construction des stands sur les trottoirs réservés aux pauvres piétons. Ce n’est pas normal. Mais, c’est la porosité de l’Habitat et la faiblesse de l’Administration qui plongent dans tout ça. C’est pourquoi, quand nous prenons certaines décisions, on nous demande d’abandonner pour ne pas que la population se révolte. La bataille que nous voulons engager, interpelle les autorités préfectorale et régionale, ce n’est pas communale seulement. Nous avons plusieurs fois dégagés ces artères mais les gens reviennent toujours», a-t-il conclut.

Attendons de voir…

Mamadouba Camara; www.kababachir.com à boké

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