Boké: les conducteurs des motos-taxis soufflent le froid et le chaud

Il y a des mois que les conducteurs des motos-taxis soufflant le froid et le chaud sous l’œil vigilant de la colonie des policiers organisant tous les jours au petit matin, des patrouilles dans le but de mettre de l’ordre dans la circulation routière au niveau de la commune urbaine de la préfecture de Boké.

Dans ces opérations, les conducteurs des motos-taxis, sont les principales cibles de la colonie des agents commis à la tache par dit-on, un commandant.

A Boké, les conducteurs souvent interpellés, selon une source policière, «n’obéissent pas aux exigences de la conduite notamment, le port des paires fermées et de casque de sécurité.»

D’après la même source, «On a souvent de sérieux problème avec ceux-là qui conduisent sans aucun papier légal (carte grise).»

«Il y a parmi les conducteurs de motos en général, ceux qui prennent le sens contraire. Ensuite, tu trouveras qu’ils ne disposent d’aucun papier permettant d’identifier les engins et leurs conducteurs.Nous organisons ces traques pour amoindrir les risques d’accidents et le vol des motos dans la cité. Les opérations sont loin de rançon et d’arnaque. Pour ne pas être vus par leurs copines, certains conducteurs de motos-taxis s’habillent en civil pour passer inaperçus mais on se connait…», a soutenu un agent de constat.

Un avis qui n’est pas partagé avec certains conducteurs. C’est le cas de ce jeune qui a préféré garder l’anonymat:

«Ah mon frère. A l’heure-là, on souffre. Parce que, même si tu es en règle (les papiers au complet), la Police va prendre ta moto, l’envoyer au Commissariat. Pour la reprendre, il faut passer plusieurs heures. Qu’ils sachent que nous ne faisons pas ce travail par plaisir mais pour nourrir nos familles en attendant de trouver un emploi décent. Que tu sois dans les normes ou pas, si tu as la malchance que ta moto arrive au Commissariat, tu vas payer 5.000 ou 10.000 FG pour la récupérer. On nous arnaque tous les jours. Ils sont trop affamés les gens-là, hôô…»

«Commandant, Baba, officier, mon fils, doyen, on a un décès. On va à l’enterrement. On a un malade grave au village, on vient chercher ses produits à la pharmacie. Nous sommes en mission, s’il vous plaît…», c’est le refrain des locataires des motos-taxis.

Malgré cette plainte, la Police ne désarme pas. Elle continue régulièrement ses opérations au niveau des ronds-points et le long de toutes les artères de la place.

Mamadouba Camara, www.kababachir.com

 

 

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