Boké: fini le contentieux président de la DS-Conseillers communaux, les activités de la Mairie relancées

Il y a quelques jours, le torchon brûlait entre le président de la Délégation Spéciale (DS) et les conseillers communaux de la Mairie de la préfecture de Boké.

Pour décrisper la crise, le conseil des sages ont convoqué mercredi, 11 janvier 2017 au Gouvernorat de Boké, une réunion de concertation avec les parties en conflit.

La réunion a mobilisé le conseil des sages, la société civile et les parties en conflit.

Au cours de la rencontre très serrée, les deux (2) parties ont exprimé leur bonne foi d’enterrer la hache de guerre. Suivez:

Dans son allocution introductive, le préfet de Boké, Mohamed Lamine Doumbouya a expliqué la scène en détail. Il a par ailleurs, déploré l’attitude du président de la DS qui, en plénière, sans pression, a présenté ses excuses à ses conseillers, favorables à la refondation des valeurs traditionnelles.

Selon M. Doumbouya, la DS de Boké a fait savoir : « Boké ne mérite pas ça. Ces derniers temps, notre localité a fait l’objet de plusieurs réunions. Qu’on ne pose pas de problèmes quand on sait qu’on est dans des difficultés. Dans la vie, seules les bonnes œuvres demeurent…»

De par la voix de l’Inspecteur régional des affaires religieuses, El Hadj Mohamed Wakil Yattara, ont exprimé leurs préoccupations quant au rapprochement des parties en conflit.

Le président de la DS, Modibo Fofana a promis d’observer la transparence et associer ses collaborateurs (Conseillers Communaux) à toutes les étapes de sa gestion à la tête de la Commune.

Saluant les démarches entreprises par les sages dans le sens de rapprochement, le Gouverneur de la RA de Boké, général de Brigade, Siba Sévérin Lohalamou a repris le propos du MATD qui, selon lui, leur notifié, citation : «confié aux autorités locales de Boké, «Qui peut le plus, peut le moins.», fin de citation.

Plus loin, le Gouverneur a mentionné : «Je ne voudrais plus que cette salle soit occupée par le même sujet. C’est pourquoi, je demande au président de la DS de mettre son pardon sur papier pour rester conforme à ses propos. Nous allons envisager un mécanisme qui nous permettra de gérer tout cela.»

A Boké, a souligné le général de Brigade, «on ne parle que des questions d’humeur, d’accessoire, ce n’est pas responsable. Si tous les jours, on vous demande pardon, c’est que quelque part, vous n’avez pas raison hein. On n’a pas voulu créer de scandale, votre Gouverneur est un soldat. Le principe de l’administration impose que les bureaux de la Mairie ne doit pas être fermé. Si vous fouillez, c’est une question d’humeur entre vous…

Au-delà des hommes, voyons l’intérêt de Boké. C’est en raison du contexte qu’on a accepté ce qui s’est passé à Boké. C’est un crédit de confiance que j’ai accordé cette fois, aux conseillers que vous êtes. Nous allons laisser la notabilité de poursuivre ses œuvres de rapprochement des fils de Boké…»

Dans sa communication, le porte-parole des frondeurs, Almamy Youssouf Coumbassa, a indiqué: «On regrette notre position. Nous sommes favorables à la paix, à l’entente et à l’unité. Les citoyens ont

peiné à accéder aux extraits de mariages et naissances. On regrette cela. Nous préférons que l’avenir dont on parle tant, soit géré par nous-même. Nous n’avons pas été associés à l’audit du receveur de la commune.»

C’est par des prières, bénédictions et la réouverture des locaux de la Mairie par les sages que la réunion a pris fin à la satisfaction des parties adverses.

Mamadouba Camara, www.kababachir.com

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