Boké: Le préfet vante la Gouvernance du président Alpha Condé pendant ces dix dernières années

Le préfet de Boké, Hassan Sanoussy Camara, administrateur civil et préfet de Boké a accordé mardi, 12 janvier 2021, un entretien à notre correspondant régional. Et dans cette interview, le premier responsable de la préfecture de Boké a relaté avec joie, les premiers pas dans les couloirs de l’Administration publique guinéenne.

Lisez brièvement le préfet qui parle de son parcours :

«Les postes que j’ai eu à occuper sont nombreux. Parce que, Quand j’ai terminé mes études, je suis resté de 1981 à 1982, au Ministère de l’Intérieur à l’époque comme stagiaire.  De là bas, je fus nommé secrétaire général chargé des infrastructures à Boffa jusqu’en 1984. De 1984 à la prise du pouvoir avec la nouvelle politique de Décentralisation prônée par le CMRN (Comité militaire pour le redressement national) à l’époque,  je fus nommé secrétaire chargé des collectivités décentralisées à Boké jusqu’au 15 juillet 1987.

Et de là, je suis muté à Dalaba comme secrétaire général chargé des affaires administratives. De Dalaba, je sui revenu encore à Boké comme secrétaire général. De Boké, je fus muté à Yomou comme  secrétaire général chargé des affaires administratives. De Yomou jusqu’au 19 août 1989, je fus muté comme secrétaire général chargé des affaires administratives à Siguiri. J’ai quitté en 1992 de Siguiri comme secrétaire général chargé des affaires administratives à Mali Yembèren. De Mali, j’ai été muté à Mamou comme secrétaire général chargé des affaires administratives. A Mamou, le préfet a été nommé Ambassadeur et j’ai assuré l’intérim quelques mois comme préfet. Et de là, je suis muté le 05 janvier 1996 à Gaoual comme préfet. Et de Gaoual, je suis resté neuf (09) ans et demi avant d’être muté de nouveau, comme préfet à Gaoual. De Gaoual, j’ai été affecté comme préfet à Yomou.  Nous sommes en 2004 où je suis resté jusqu’en 2008. En 2009, j’ai été nommé directeur de Cabinet du Gouvernorat de N’Zérékoré jusqu’en 2010. Et de N’Zérékoré, je suis encore nommé préfet de N’Zérékoré jusqu’en 2013. De là, je suis muté à Koundara en qualité de préfet en 2015. Je suis resté jusqu’au 14 août 2019 pour être affecté comme préfet à Boké.»

La préfecture de Boké compte

Appréciant la Gouvernance du Président de la République, Pr Alpha Condé pendant ces dix (10) dernières années, le préfet s’est exprimé en ces termes :

«Sans démagogie, c’est une Gouvernance franchement bien réussie dans la mesure où, le président de la République, Pr Alpha Condé a boosté le développement. Le président de la République nous a permis d’avoir les éléments essentiels de la Décentralisation. Quand vous prenez le fonds de développement économique local (FODEL) et l’Agence Nationale pour le Financement des Collectivités (ANAFIC), le développement est là. Et c’est grâce au président Alpha Condé. Il faut le lui reconnaître qu’on l’aime ou pas.   Il a beaucoup fait. Il a beaucoup fait. Mais savez dans notre pays, vous connaissez le guinéen, il est ce qu’il est. Alpha ne peut faire que ce qu’il peut faire. J’ai eu la chance d’être au centre de gravité de cette Administration préfectorale au temps de feu président Ahmed Sékou Touré comme jeune secrétaire général. Et après, j’ai vu le régime Conté,  j’ai vu la Transition avec le CNDD de Dadis à Sékouba, j’ai vu le temps de 2010 à nos jours. Donc, je suis fier du Professeur Alpha Condé. Ça c’est sans démagogie.»

Par rapport à la question relative aux partis politiques vivants dans sa juridiction géopolitique,  Hassan Sanoussy Camara a réagi : «Bon, c’est avec désintéressement aujourd’hui, que je vous parle de politique, des partis politiques parce que nous on est plus à la phase de la politique. Nous sommes à la phase du Développement. Donc, aujourd’hui, je ne vois l’existence d’aucun parti politique  à Boké. Vous en êtes témoin. Mon problème de l’heure, c’est de parler du développement. C’est pourquoi, j’ai interdit dans toute ma juridiction de parler politique. Nous allons ‘’gouverner autrement’’. Et dans cette Gouvernance d’autrement, nous mettons en avant, le développement. On ne met pas la politique devant. Pour six (06) ans, nous ne sommes pas prêts à parler avec qui  que tu sois, de politique.»

Jetant un regard sur la dernière élection présidentielle, le préfet a répondu : «Elle a été dans la plus grande transparence. Est-ce qu’il y eu des problèmes à Boké en âme et conscience ? Non. Lors des élections législatives, il n’y a pas eu de problèmes à Boké, au référendum constitutionnel, il n’y a pas eu de problèmes et à l’élection présidentielle, vous étiez là. Malgré les soubresauts des politiciens, ça n’a pas marché. Parce que moi, je suis responsable de l’ordre public. Donc, je suis le contre poids du désordre. Il ne saurait être question qu’on crée des désordres à Boké pendant que je suis là ! Et plus loin, je suis né ici, est-ce que, je vais accepter que Boké soit incendié ? Je n’ai pas où partir. Boké c’est chez moi, préfet ou pas préfet, fonctionnaire ou pas fonctionnaire, je suis de Boké. Mon père et ma mère sont de Boké. Tous mes parents sont de Boké. Ils sont tous enterré ici  même ceux qui meurent à New York on envoie leurs corps ici à Boké. Est-ce que j’ai être à la tête d’une anarchie pour détruire Boké ? Est-ce que je vais accepter la pagaille à Boké ? Je n’accepterai pas pendant mon temps. Et même si demain je ne suis pas préfet partout où il y aura le désordre, je me lèverai. Ce sont mes parents qui ont désherbé ici. Je ne peux pas accepter que Boké soit détruit.»

Selon notre interlocuteur, ‘’Gouverner Autrement’’ «C’est extirper de nos rangs la corruption, l’ethnocentrisme, le régionalisme et mettre le Développement en avant. L’ethnocentrisme de côté. Nous irons tout adroit au but pour le développement de Boké, pour le développement de la Guinée. C’est ce que le vaillant Peuple de Guinée attend de nous.»

D’après le préfet, «Les sociétés minières, à travers le FODEL, contribuent au développement de Boké. Plus de 40 milliards ont été répartis entre les sous-préfectures. Vous étiez encore là. Ces fonds-là viennent des sociétés minières.  D’où l’obligation pour nous de protéger ces entreprises minières et d’utiliser judicieusement les fonds mis à la disposition des collectivités locales de Boké. Et c’est pourquoi, j’ai entamé une sortie dans toutes les sous-préfectures pour voir effectivement le niveau d’exécution des différents chantiers financés par ces fonds.»

Au terme de notre entretien, le préfet de Boké, Hassan Sanoussy Camara a lancé un message dont voici le contenu : «C’est pour demander à tous de mettre la politique de côté pour voir l’avenir. Qu’on fasse le développement de Boké, le développement de notre pays, la Guinée. La politique est une chose, le développement est une autre. Donc, je ne voudrais pas que les gens considèrent la politique comme une religion. Qu’on s’entende, qu’on se comprenne pour qu’il y ait la paix, la quiétude sociale, qu’il n’y ait pas de Nalous, Bagas, Landouma, de Peulh ni de Soussou ou de Guerzés. Qu’on soit des guinéens tout court. Moi je suis le préfet guinéen. C’est pourquoi, je veux qu’il ait la paix, l’unité et l’harmonie entre nous…»

Mamadouba Camara, Kababachir.com à Boké

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