Boké: occupation anarchique des routes par des motos-taxis et vendeuses de condiments

Etant exiguës et détériorées, plusieurs artères de la commune urbaine de la préfecture de Boké sont anarchiquement occupées par des femmes obstruant le passage aux véhicules et piétons qui, souvent, sont victimes des propos déplacés des vendeuses.

Sous un soleil accablent, ces femmes en quête du quotidien, n’hésitent pas de bondir sur toutes sortes de marchandises notamment, des sacs de riz, de piment en provenance des villages riverains.

Par amour des billets de banque, plusieurs d’entre elles, ont fini par transformer la devanture de la préfecture, en un mini marché. A preuve, elles y viennent le matin de bonne heure et passent toute la journée-là, confortablement installées.  Ce, apprend-on, dans l’attente des paysans producteurs de piment et d’arachide.

Faut-il souligner que la route en question, est très fréquentée par des camions bennes des compagnies et sociétés minières évoluant dans la préfecture de Boké. Et ces femmes sont assises à quelques 2m de la route nationale Conakry-Gaoual.

Pire ! L’autre côté de la ruelle menant à la Direction préfectorale de l’Education (DPE) de Boké, est aussi envahi par des conducteurs de motos-taxis, vendeuses de lait, de brochettes (dindon), de tomate, de la pomme de terre, j’en passe.

Tout cela se passe au vu et au su des agents de l’Administration du marché qui, d’ailleurs, ne s’occupe que du paiement régulier des taxes journalières.

Pratiquer les artères indiquées ci-haut, même en pleine journée, nécessite beaucoup d’énergies car des vendeuses et motos-taxis toujours agités, ne laissent ni les chauffeurs, ni les piétons de se mouvoir en liberté.

Et très souvent, si un chauffeur ou piéton a la malchance de faire tomber ou déplacer un article en vente, il est grondé comme un oiseau de malheur.

D’ailleurs, à longueur de journée, les motos-taxis circulent dans tous les sens, dans toutes les directions dans l’indiscipline totale des règles de conduite.

Pour qui connait les risques que courent les motos-taxis dans la cité, il est opportun d’intervenir pour sauver des vies humaines en perpétuel danger de la circulation.

Ils en foutent du port du casque de sécurité qui, pourtant, est exigé dans les autres villes du pays.

C’est pourquoi, de peur d’être victimes des femmes et conducteurs de motos-taxis, certains citoyens préfèrent souvent, contourner des artères obstruées de 7 à 18 heures TU.

Pour éviter le marathon, d’autres forcent la situation en épousant la finesse et la souplesse pour éviter d’être offensés.

Mais pourquoi la Mairie est-elle silencieuse devant une telle situation? C’est une piste que notre reporter n’hésiterait pas d’explorer les jours à venir pour plus de détails.

Nous y reviendrons…

Mamadouba Camara, www.kababachir.com à Boké

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