Boké: Reprise des activités de lavage de motos et d’automobiles sur le fleuve ‘’Pont de Fer’’

Quelques semaines après la chute des premières pluies dans la préfecture de Boké le 1er juin dernier, les activités de lavage d’engins roulants (motos-automobiles) ont repris de plus bel sur le fleuve surnommé ‘’Pont de fer’’ où des jeunes élèves, étudiants diplômés sans emploi se bousculent à la recherche de clients.

Pour attirer les propriétaires d’engins roulants, ces jeunes hommes et dames utilisent les astuces suivantes: «Bonne arrivée madame, Monsieur, patron, tonton, boss, grand !!!»

Malgré que l’eau soit encore insalubre au Pont de fer, les nettoyeurs de motos et d’automobiles exigent 15.000 GNF pour une simple moto, 40 mille francs guinéens pour une petite voiture et 300.000 GNF pour les gros porteurs particulièrement les remorques, citernes, camions bennes, à en croire à un jeune homme qui a requis l’anonymat.

Ici, ceux qui ne disposent des motopompes s’associent pour d’abord transporter l’eau de la source à la terre ferme avant d’entamer le savonnage. Une manière d’être rapide et surtout, de se procurer de beaucoup d’argent avant le coucher du soleil.

Interrogée sur la situation, une jeune dame diplômée sans emploi s’est exprimée au micro de notre correspondant: «Si nous avons la chance d’avoir 20 motos par jour, on peut rentrer à la maison avec 300 ou 350.000 GNF. Et cela suffit pour faire face à certains de nos besoins et ceux de nos familles respectives. Cela est plus que travailler dans les mines avec une panoplie de souffrances. Pour le moment, on préfère rester ici que d’aller trainer ailleurs. Peut-être un jour, Dieu nous viendra au secours…»

Au Pont de fer, des jeunes filles diplômées en quête du travail étonnent les visiteurs ceci, à cause de l’audace qu’elles ont pour affronter la vie dans une Cité minière par excellence.

Mamadouba Camara, www.kababachir.com à Boké

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