Boké-Santé: 30 journalistes réfléchissent autour de l’amélioration de l’accès des femmes aux soins de santé

L’Association des Femmes Journalistes de Guinée (AFJG), sous financement de l’USAID à travers FHI360, a officiellement lancé mardi, 22 juillet 2020 dans la préfecture de Boké, une session de formation destinée à  renforcer les capacités de recherche et de production des journalistes des médias publics et privés pour l’amélioration de l’accès des femmes aux soins de santé dans les régions administratives de Conakry, Kindia et Boké.

La rencontre, selon la coordinatrice du projet de l’AFJG, Mme Kourouma Hadiatou Yaya Sall, «Vise à pousser les journalistes à s’intéresser aux sujets de santé afin de contribuer à l’amélioration de l’accès des femmes aux soins de santé et, aider les médias à produire des éléments journalistiques sur l’accès des femmes aux soins de santé de qualité.»

En ses termes, Mme Bangoura a invité les participants à plus de dynamisme dans le professionnalisme en vue de pouvoir véhiculer les informations fiables pour le bonheur de la population.

Exposant sur les modules «La gratuité des services et soins de santé, le Paludisme et la Planification familiale», le Chef de Centre de Santé de Dibiya, Dr Abdourahmane Bangoura a indiqué que la planification familiale repose en grande partie, sur la sensibilisation, les consignes générales et spécifiques.

Selon lui, «Cette forme de planification consiste à espacer les naissances et contribuer à améliorer la santé des mères et enfants dans les différentes collectivités locales de la préfecture de Boké.»

Dr Bangoura a invité ses paires à lutter contre les sur tarifications pour dit-il, réduire le fardeau des femmes rurales.

Pour rappel, le présent atelier fait suite à une étude d’enquête réalisée en 2019, par l’AFJG.

Dans ladite enquête, il est mentionné que «Sur 424 femmes rencontrées environ, 59% affirment qu’aucun service de santé n’est gratuit lors de la consultation dans une structure de soins.»

Cependant les avis restent divergents sur la gratuité quant à la prise en charge du palu et de la césarienne, révèle l’enquête.

Ces résultats ont permis à l’AFJG de conclure que l’insuffisance d’informations fiables, d’éducation des femmes et filles de ce que la législation leur confère comme droits en matière de santé en général, de santé reproductive en particulier reste un frein majeur à leur accès aux soins de santé.
Mamadouba Camara, www.kababachir.com à Boké

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