Boké: Un plat de salade passe de 10 à 15.000 GNF dans la Commune Urbaine

Depuis la montée du prix du litre du carburant à la pompe, les vendeuses des denrées alimentaires notamment la salade, ne cesse d’assommer les consommateurs au niveau de la Commune Urbaine (CU) de Boké où, le prix d’un plat de salade est monté de dix (10) à quinze (15.000) francs guinéens sur le marché noir.

Interrogée sur la situation, une femme qui a requis l’anonymat s’est lâchée au micro de notre correspondant : «Si n’avons pas augmenté le prix parce qu’on l’augmenter. Nous le faisons pour réaliser un peu de bénéficies à l’image de nos correspondantes du marché central. C’est les autorités qui doivent nous aider à sortir de cette situation. Dans la vie, aucun commerçant de vend à perte. Acceptons. Ça va passer…»

A cause de cette cherté, il y a moins d’affluence et d’ambiance autour des vendeuses de salade le long des carrefours et recoins des quartiers.

Se retirant d’un coin, un acheteur de salade s’est défoulé : «Hein ! Moi, je ne me fatigue même pas. Si j’ai un pain, un sachet de lait plus sucre 1000 GNF, ça me suffit largement pour bien passer la nuit. En tout cas, je ne suis pas fou pour gaspiller 15000 FG à cause d’un plat modique…»

Dans la CU de Boké, le prix de la quasi-totalité des produits vivriers est revu à la hausse.

C’est ce qui fait que dans la matinée tout comme la soirée, bon nombre d’affamés courent après les vendeuses de bouillie, d’avocat, de mangue ou de brochettes de dindon pour calmer leur famine.

A l’heure, il y a moins d’ambiance même dans les milieux juvéniles notamment, les bars-café, centre culturel, terrain de football, autour des tasses du thé.

Mamadouba Camara, www.kababachir.com

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