Booster le développement : vous avez dit un quinquennat dédié aux femmes et aux jeunes…

Il a des projets costauds mais vraiment bidon. Il dit être venu pour développer la Guinée. Il augmente son budget quotidien – le milliard et poussières GNF – et invite Kondiano de l’Assemblée de faire comme lui, comme ils sont de la même famille politique. Mais, Alpha Condé est allé vraiment à côté de la plaque. A côté des priorités du moment. Entre les discours et les faits, il y a bien un décalage.

Il dit avoir dédié ce quinquennat aux jeunes et aux femmes. Mais on ne sait pas comment il s’y prend. Seule évidence, l’Education, la santé, le monde rural, etc. sont laissés en rade si on s’en tient au 0,1% du budget alloué. Plus de 62% des jeunes diplômés sont au chômage, selon le ministre de l’Enseignement supérieur. Beaucoup plus de femmes meurent en couche, faute de structures sanitaires adéquates. Les terres ne sont plus cultivables ou peu rentables à cause de l’appauvrissement du sol. Avec ce tableau sombre, Alpha Condé parle, parle et parle. Le monde paysan applaudit. Ceux qui voient tout cela à distance, pouffent de rire et se tournent le dos. Pourtant, on a entendu parler d’installation d’usines. Alpha Condé déclarait qu’il allait «installer des unités de transformation en Moyenne Guinée pour transformer la pomme de terre en purée. Nous allons aussi installer une usine de tomate semi privée et faire participer dans sa gestion les femmes qui sont les plus concernées ».

Cette annonce faisait suite à la fermeture prolongée des frontières sénégalaises, suite à la propagation du virus Ebola. « Aujourd’hui, compte tenu de la fermeture des frontières avec certains pays, ces pommes de terre pourrissent dans les villages. Nous produisons l’ananas, la banane, les fleurs pour le parfum, le café. La région forestière peut à elle seule nourrir la Guinée en huile, la Basse Côte aussi peut à elle seule nourrir la Guinée en riz. Avec l’implantation des unités industrielles, Il n’y a pas de raison que la Guinée ne soit pas le pays le plus avancé de l’Afrique de l’Ouest », a ajouté Alpha Condé. Avant de conclure : « On les nourrit et il nous ferme les frontières ».

Lors d’un conseil des ministres, Alpha Condé a déjà instruit les techniciens à y penser. Aujourd’hui, on attend toujours la suite de cette instruction. Encore au stade de réflexion.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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