Sur les braises de l’UFDG : Bah Oury, un simple imposteur assoiffé?

Il va dans tous les sens. Il fait des griefs ici, accuse-là, nargue de l’autre côté et rame à contre-courant du parti, l’UFDG dont il revendique la paternité. Bah Oury, comme c’est de lui qu’il s’agit, se révèle aujourd’hui comme un simple imposteur devant l’Eternel. C’est un assoiffé, un insatisfait.

D’un côté, il accuse vertement Dalein de ne s’être pas occupé de lui au moment de son exil. Cette attitude lui est restée en travers la gorge. De l’autre, il estampille Dalein comme un ethno. C’est selon lui, les réelles raisons de sa fronde mortelle. Au sein de l’UFDG, cette logique de Bah Oury est plutôt honteuse et fallacieuse. En effet, estime-t-on, Bah Oury est celui-là même qui incarne le tribalisme de l’UFDG. Il suffit juste de se rappeler les moments tendus entre lui et le pouvoir actuel, lorsqu’il a intimé à des commerçants de sa communauté de fermer boutiques et magasins pour affamer le peuple et le pousser à l’insurrection. Bah Oury a vite oublié.

Extrait d’une interview accordée dans un média sénégalais: «La dynamique qui a été poursuivie pendant les six années de la gouvernance de Cellou du parti a abouti à une certaine ghettoïsation de l’Ufdg, à une assimilation à une crispation identitaire qui amène, à juste raison, aux adversaires de l’Ufdg de considérer que l’Ufdg est un parti ethnique alors qu’en réalité, à travers la vocation première et les valeurs que nous défendons depuis très longtemps, nous sommes pour la Guinée, nous sommes pour une vision nationale, nous sommes une dynamique d’émergence d’une véritable nation et l’Ufdg doit être le creuset pour l’émergence d’une alternative démocratique sérieuse. C’est la raison pour laquelle nos contradictions sont devenues, à l’heure actuelle, des contradictions irréconciliables. »

Comme si cela ne suffisait pas pour se faire découvrir, Bah Oury ajoute sur tout un autre registre : « Pendant mes quatre années et demie d’exil, Cellou Dalein n’a pas joué un rôle franc et loyal surtout en termes de solidarité avec les personnes qui ont été détenues et surtout avec la deuxième personnalité du parti que je suis. Mon retour au pays n’a pas été apprécié par Cellou Dalein. Donc dès mon arrivée, il va de soi qu’une crise latente, qui existait depuis la fin de l’élection présidentielle de 2010, a fait resurgir les contradictions internes. Ce n’est pas le retour de Bah Oury ou la grâce actuelle qui est génératrice de cette crise. »

Triste.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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