Bruxelles et Washington contre le 3è mandat: Damaro en avocat du diable

Paris, Washington et Bruxelles ne cachent plus leur désaccord quant à la volonté d’Alpha Condé de faire une présidence à vie. Ils l’ont fait savoir et de la plus belle des manières. En lieu et place du porte-parole du gouvernement, c’est Damaro Camara et certains clairons qui font l’avocat du diable.
Pour le député RPG, « Ce sont des pays partenaires qui se soucient de ce qui se passe en Guinée, c’est tout à fait normal. Nous avons bien entendu des intérêts avec eux, ils ont aussi des intérêts avec nous (…), souvent on prend beaucoup de sérieux certains Etats par rapports à d’autres », banalise-t-il, avant de lancer la pierre dans le camp des opposants : « Il vous souviendra que le président de la République avait commis son premier ministre qui constitutionnellement est en charge du dialogue social, d’inviter toutes les couches sociales et la classe politique à un dialogue. Ça été malheureusement été boudé par une bonne frange (…), boudé à la seule idée que le président aurait des intentions, même s’il était dit qu’il n’y avait pas de sujets tabous. »
Damaro Camara ajoute que : « Quand on veut aller à un dialogue on ne pose pas de préalables d’avoir toutes ses revendications réglées avant le dialogue. On vient à un dialogue pour régler et ajuster des positions, mais on ne demande pas au préalable à ce que tout soit réglé, sinon le dialogue n’a pas de sens. La mouvance a été ouverte à toutes sortes de dialogue. »
Ce qui nous a été incompréhensible, ce que, la Guinée accepte qu’une junte propose une constitution qui a été approuvée par un corps non élu parce que les circonstances du temps l’exigeait et qu’un président démocratiquement élu veuille proposer une constitution, cette fois-ci à tout le peuple de Guinée et qu’on dise NON. Vraiment nous comprenons mal cette lecture de la démocratie. Ceci dit, nous avons tout fait pour que la violence soit évitée, je ne crois pas en brûlant les symboles de l’Etat en chassant tous les représentants de l’Etat, cela concourt à une solution pouvant aboutir à l’installation de la démocratie », lâche-t-il chez nos confrères d’africa Guinée.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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