Budget de la Présidence :114 milliards GNF de hausse !

Il y a juste un an environ l’ancien ministre du Budget Mohamed Lamine Doumbouya cherchait à défendre le gros budget de Sékhoutouréya, allant jusqu’à parler de « mauvais procès que l’on ferait à la Présidence, d’autant plus que beaucoup de services publics y sont rattachés : comme l’Agence pour la Promotion des Investissements Privés, l’Office National de Pétrole, l’Office Nationale des Bourses Extérieures, la Direction Général du Patrimoine Bâti Public,  l’Agence Nationale  de Lutte contre la Corruption, etc., et tous ces services publics rattachés, bénéficiant du budget de l’Etat, viennent bien évidemment s’additionner au budget proprement dit de la Présidence. »

Aujourd’hui encore, on a accru le budget de la Présidence. De quoi fulminer au niveau des Libéraux-démocrates. Pour Fodé Oussou Fofana,  « Nous avons voté contre, et les raisons ont été détaillées. Vous avez vu comment les gens sont capables de diminuer le budget du ministère de l’Enseignement supérieur et augmenter le budget de la Présidence de 114 milliards de GNF. » L’année dernière, le gouvernement guinéen avait annoncé une hausse de 103,8 milliards de francs guinéens (environ 10 millions d’euros) du budget de la Présidence de la République pour 2019, dans un contexte marqué, on se rappelle, par une austérité budgétaire et des grèves d’enseignants qui réclamaient la revalorisation de leurs salaires.

En 2017 déjà, le budget était estimé à plus de 36 millions d’euros avant de connaitre une augmentation de plus de 4 millions d’euros en 2018. La nouvelle hausse portait le montant global du budget alloué au Palais Sekhoutoureya, occupé par le Président Alpha Condé, à plus de 50 millions d’euros, soit plus de 140 000 euros/jour. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Mais, les Guinéens végètent dans la misère. Les mines ne profitent qu’aux proches du président. Le panier de la ménagère est manifestement pitoyable. Et Alpha Condé clame sous tous les toits que la Guinée se porte bien. Il demande à la majorité silencieuse de se serrer la ceinture. Incohérence, quand tu nous tiens !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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