Bureau politique du RPG : regrette-t-on déjà les exclus ?

Il ne fait pas bon vivre actuellement au sein du bureau politique national du RPG. Depuis l’exclusion des cadres de ce parti, manifestement à la va-vite, les regrets semblent s’installer, le doute aussi, mais aussi des soupçons. Les plus chauds qui ont voulu en découdre avec Ousmane Kaba et les siens se sont refroidis et reviennent à la raison. Seulement, le mal est commis, les ardeurs effritées.

Au sein du bureau, on a compris que plus rien ne sera comme avant : le bateau RPG prend l’eau. Les sauveteurs sont partis à la trappe, parce qu’indésirables. Le péché ? Dire non à Alpha et tirer toutes les conséquences qui s’y attachent. Pour Damaro Camara qui fait partie de ceux qui regrettent l’acte qui « s’applique automatiquement au niveau du groupe parlementaire », si les exclus démarchent pour leur retour, les portes sont ouvertes. Pour y arriver, « Il faut qu’ils fassent une demande pour revenir, on va les accepter. Pendant les débats au sein du groupe parlementaire, il y en a qui ont dit d’aller vers le bureau politique pour demander qu’il y ait des circonstances atténuantes. »

En politique, on ne saurait être prévisible, mais, on verra bien mal comment Ousmane Kaba se plierait en quatre pour se faire rouvrir les portes du RPG dont il est un des piliers sûrs. On s’achemine donc vers une douce guerre des tranchées. Il est question de faire le choix : revenir et la fermer même en cas d’éventuelles dérives plus patentes ou chercher à profiter largement des ruines fumantes du parti au pouvoir pour se relancer.

Le patron du PLUS a son choix. Qu’il nous le fasse voir… En sortant la grande artillerie politique.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

 

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