Cadre de dialogue : l’ANAD exige (toujours) la forme

« Depuis sept mois, nous avons demandé la mise en place d’un cadre de dialogue entre les partis politiques et le gouvernement avec la participation d’un facilitateur. Aujourd’hui, on a vu autre chose mais je souhaite qu’on vienne et qu’on se batte à l’intérieur. »

Makalé Traoré n’apprécie pas l’absence de Dalein, Sydia et Cie car, « Refuser d’aller au dialogue ne me semble pas raisonnable. » Or, estime Makalé Traoré, « Il est temps de saisir l’opportunité. » L’ANAD est loin d’être de cet avis. Pour cette alliance, le CNRD veut plutôt, à travers son « cadre de concertation inclusif », « imposer un organe assujetti dont il définit la composition, nomme les membres, fixe l’ordre du jour et la périodicité de ses réunions, décide des orientations des délibérations et des conclusions qui doivent en résulter. »

Or, « Ce que demandent l’ANAD et la classe politique, c’est un cadre de dialogue autonome et décisionnel, réunissant, avec équité, le CNRD, les partis politiques et la société civile et autour d’un ordre de jour précis, défini sur une base consensuelle et portant exclusivement sur les conditions nécessaires au retour à l’ordre constitutionnel. » Comme toujours donc, l’ANAD exige davantage de forme.

En attendant, lit-on dans un communiqué « l’ANAD insiste sur la nécessité d’un facilitateur au dialogue pour restaurer la confiance entre les parties prenantes, dans un contexte marqué par une profonde crise de confiance. La désignation de ce facilitateur est, au demeurant, une exigence de la CEDEAO que soutient la grande majorité de la classe politique. » Le CNRD et Mory Condé apprécieront…

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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