Des cadres guinéens accusés d’empêcher la reprise des activités de la SIVITA à Conakry

Alors qu’une journée ne passe rarement en Guinée sans que l’on enregistre des accidents de la circulation, souvent mortels, la Société industrielle de visite technique d’automobiles (SIVITA) n’est toujours pas opérationnelle à Conakry depuis l’arrêt de ses activités qui remonte à l’année 2004. Et pour cause, les agissements de certains cadres guinéens. Selon son PDG, Balla Moussa Keïta, la SIVITA fait l’objet de blocages émanant des personnes occupant des postes de haut niveau au sein de l’administration guinéenne.

Ce qui empêche l’entreprise de trouver un domaine dans la capitale Conakry pour y installer sa base. « Le ministre des Transports refuse ou a une autre idée qui est contraire à la logique juridique de la reprise de nos activités », regrette-t-il. Et c’est « malgré la bonne volonté du président de la République » Alpha Condé.
D’après M. Keïta, les agences de la société en région comme Labé, Kamsar et N’zérékoré sont déjà en services. Celle de Kankan devrait être opérationnelle dans les prochains mois. À Conakry, elle avait pourtant obtenu un espace à Enta dans la commune de Matoto où elle était sensée s’installer, mais la partie est loin d’être gagnée.
Lancée en 1993, la SIVITA intervient dans le contrôle technique des véhicules. Mais depuis 2004, ses activités sont à l’arrêt. Pourtant, le secteur automobile a vivement besoin d’un suivi mécanique des différents véhicules qui circulent sur les routes dangereuses de la Guinée, où la mort frappe tous les jours.
Thierno Diallo, Kababachir.com
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