Calendrier électoral : « La CENI outre passe ses droits et plonge le pays dans une incertitude… », réagit la NGR d’Abe Sylla

La classe politique guinéenne reste divisée, après la publication du calendrier électoral par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), qui prévoit l’organisation des élections présidentielles le 11 octobre prochain avant les élections communales prévues au cours du premier trimestre de l’année 2016.

Après la réaction musclée de l’opposition républicaine, qui a suspendu sa participation aux travaux de l’Assemblée nationale et qui ne reconnait plus la CENI et les délégations spéciales, c’est au tour des centristes de réagir.

Dans une déclaration, la Nouvelle Génération pour la République (NGR) d’Ibrahima Abe Sylla, estime que la CENI, organe chargé de la gestion des élections en Guinée, a outre passé les droits qui lui sont conférés et plonge conséquemment le pays dans une situation d’incertitude dont les conséquences sont imprévisibles.

Lisez plutôt la déclaration signée du député de la NGR :

« Nous avons appris le lundi 9 mars 2015, par un communiqué de la CENI, que les élections locales auront lieu non plus cette année, mais au premier trimestre 2016. La date de l’élection présidentielle étant fixée quant à elle, pour le premier tour, au 11 octobre 2015.

Rappelons au passage qu’il n’ya pas eu d’élections locales en Guinée depuis 2005 et que le dialogue inter guinéen du mois de juillet 2013, sous l’égide de la communauté internationale, en la personne du représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Monsieur Said Djinit, et de deux personnalités guinéennes, Messieurs Salifou Sylla et Aboubacar Somparé, a estimé la nécessité de l’organisation des élections locales pour le premier trimestre 2014, ce qui fut matérialisé par un document datant du 8 juillet 2013 et signé par ces trois facilitateurs.

Par ailleurs, la loi prévoit que, six mois après la mise en place des délégations spéciales, les communales devraient être organisées. Depuis la fin de l’année 2011, nous sommes en pleine illégalité en ce domaine.

Le mal guinéen vient de ce que la loi, bien qu’étant claire et précise, est souvent délaissée et non appliquée, au profit d’arrangements et de consensus qui ont très souvent manqué de sincérité.

Une telle attitude conduit inévitablement à du surplace ou purement et simplement à un recul.

La NGR tient à rappeler que la loi dans sa conception est supérieure au compromis et qu’elle doit s’appliquer indifféremment dans toute sa rigueur.

Nul n’a le droit d’enfreindre une partie de la loi pour pouvoir se donner bonne conscience dans ses explications quant à l’applicabilité d’une autre partie de cette même loi.

Par ailleurs, la NGR rappelle que la CENI n’a nullement le pouvoir de décider de l’urgence d’une élection par rapport à une autre et encore moins, celui de les inverser. En procédant ainsi, elle outre passe les droits qui lui sont conférés et plonge conséquemment le pays dans une situation d’incertitude dont les conséquences sont imprévisibles.

En conséquence, la NGR invite instamment les Responsables de l’Opposition et de la Mouvance, à retrouver le chemin de la sagesse et à rétablir très rapidement le fil du dialogue pour trouver une solution à ce problème qui empoisonne dangereusement la vie politique et hypothèque la paix sociale dans le pays.

La NGR et son Président Monsieur Ibrahima Abé Sylla réitèrent au Peuple de Guinée leur totale et permanente disponibilité à œuvrer inlassablement au maintien du dialogue, de la paix et de la cohésion sociale dans notre pays. »

Honorable David Camara

www.kababachir.com

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