Camarade Soumah du SLECG : le point du non-retour !

Le gouvernement, en l’occurrence Damantang Camara et K au carré soutenu par Mamadi Youla peut continuer son déni et son mépris : Aboubacar Soumah n’est rien. Alpha Condé quant à lui ne veut pas mettre dans la balance son pouvoir suffisamment éprouvé par des vagues de violences, de contestations et d’agitations. Le tout provoqué par son entêtement et son arrogance.

Aujourd’hui, le pays est l’otage des crises. Pour sa part, le syndicaliste Soumah est arrivé au point du non-retour à zéro. Il est d’abord question de principe. Ensuite d’honneur et de considération pour le syndicaliste qu’il est, c’est-à-dire celui-là même qu’on ne peut pas intimider, qu’on ne peut corrompre, qu’on ne peut pas influencer et qu’on ne peut pas déstabiliser.

On a franchi le cap des deux semaines sans cours au Pré universitaire. La suspension du salaire depuis plus de trois mois n’aura pas suffi pour que le camarade Soumah qu’on affame avec sa famille accepte d’être roulé dans la farine sans rien. Les tentatives d’arrestation non plus. Le pointage des enseignants restés loyaux aux mots d’ordre de grève, n’a non plus fait fléchir l’homme. Le gouvernement a opté pour la force, mais rien à faire. Le syndicaliste est resté droit dans ses bottes. Les petits malins sont allés jusqu’à faire des photos montages pour associer le mouvement syndical aux leaders politiques afin de tuer l’allure, mais, encore une fois, il n y a pas eu du sable dans l’atiéké. Même la famille du syndicaliste a été poussée à s’impliquer : « Tant que les points que nous avons demandés ne sont pas satisfaits, nous ne  pouvons pas reculer. (…)Je n’appartiens plus à ma famille seule, j’appartiens maintenant à la nation guinéenne donc la famille ne peut pas m’imposer une position qui ne soit pas acceptée par les enseignants », tranche le syndicaliste.

-Non reconnu, illégal, rebelle, surexcité, etc., le RPG et le gouvernement dont Alpha Condé lui-même ont manqué de qualifications pour désigner le syndicaliste qui perturbe le sommeil du pouvoir de Conakry. A telle enseigne, en guise de représailles, il brandit une « Année blanche ». Le même jour, Alpha Condé, en conseil des ministres se lâche : « Le Président de la République a invité le gouvernement à poursuivre les efforts en cours pour résoudre la crise qui frappe le secteur éducatif consécutivement à des dissensions dans certaines organisations syndicales. »

Dans certaines organisations syndicales ? Il fallait juste dire – pour une économie de maux ou plutôt de mots – dire SLECG. Pour faire simple ! Dans ce jeu de mots, on comprend l’aigreur et le mépris du porte-parole du gouvernement. De toutes les façons ce n’est pas des centrales syndicales mais une centrale syndicale. Il ne doit pas y avoir d’amalgames. Il s’agit du SLECG. Point, barre ! Autant appeler le chat par son nom. Surtout que le leader incontestable du SLECG est lui arrivé au point du non-retour. A ce titre, il joue son va-tout. Et il impose du respect, pas en tant que rebelle, arme aux poings, mais en sa qualité de syndicaliste convaincu. Camarade, salut !

Jeanne Fofana, Kababachir.com

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