CAN 2019 : L’élimination prématurée du Syli vue par Thierno Monenembo


Tout comme la majorité des guinéens, Thierno Monenembo dénonce des « manquements » lors de la participation du Syli national à la CAN 2019 en Egypte, où le bilan reste très maigre.

Le célèbre écrivain guinéen,  prix Renaudot pour « Le Roi de Kahel » et auteur de plusieurs ouvrages  dont « Le Terroriste noir » estime que « les dirigeants du football guinéen n’ont ni à s’étonner ni à se plaindre ». Au contraire, « c’est eux qui ont recruté un entraineur « condamné » .

Le Syli national avait bien commence sa CAN en devancant la Cote d'Ivoire lors des qualifications.

Dans un entretien accordé à nos confrères de Point.fr, Thierno Monenembo va jusqu’à envisager la démission des dirigeants du football guinéen, à l’image de la Fédération Egyptienne de football. Extraits :  

« La Guinée, qui est l’un des pays les plus corrompus du monde, a fait de la pêche, du football et des mines des zones de non-droit où tous les coups sont permis, où l’odeur de l’argent facile attire tous les malfrats du monde. Les 60 milliards évoqués ici ne sont que le nuage d’une fumée qui vient de lui. Il faudrait des yeux de lynx et une patience de Grisélidis pour en percevoir les braises ardentes. Songez qu’après l’affront subi devant l’Algérie, le staff du Syli (17 personnes au moins !) s’est enfui dès potron-minet sans prévenir ni le président de la Féguifoot ni même l’entraîneur qui l’a embauché. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Antonio Souaré, le président de ladite fédération : « Le staff technique a disparu au petit matin après la défaite… Il y a eu des manquements. Jamais il n’y a eu autant d’investissements dans le football guinéen. J’ai dit à l’entraîneur qu’il y a des informations qui circulent et qu’il faut qu’il nous dise la vérité. Nous lui avons dit qu’il n’a plus la main sur l’équipe. » Pauvre Syli national que l’on accuse de tous les maux, et celui de manque de patriotisme !

De toute façon, les dirigeants du football guinéen n’ont ni à s’étonner ni à se plaindre. Ce sont eux qui ont recruté l’entraîneur Paul Put. Un homme déjà condamné à deux ans de prison par la justice belge pour corruption et trucage de matches, radié à vie par la fédération belge de football et congédié comme entraîneur de Jordanie. C’est celui-là et personne d’autre que l’on a placé à la tête du Syli national avec les résultats que l’on sait !

Pour moins que ça, le président de la fédération et l’entraîneur ont démissionné après la défaite de l’Egypte devant l’Afrique du Sud. Vous avez raison, messieurs les Égyptiens : en cuisine comme au football, on ne change pas une équipe qui perd. On change le chef, surtout quand, à tous les coups, j’allais dire à tous les matches, il gagne des mille et des cents. »,

Ibrahima Sory Camara, www.kababachir.com

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