CAN 2025 : Au delà des discours…., ce que la Guinée doit s’attendre


Le ministre des Sports et de la Culture croit fermement à la capacité de la Guinée d’organiser la CAN 2025, dont la CAF a déjà attribué à notre pays.

Bantama Sow l’a réitéré lundi à l’occasion de la conférence de presse hebdomadaire des ministres du Gouvernement Kassory Fofana, où il a tenté de défendre le bilan des activités de son département.

« Ce qui est important dans ce comité à mon avis, ce n’est pas la présence de Paul ou de Pierre, mais plutôt de l’objectif à atteindre. Aujourd’hui, tous les Guinéens devraient se donner la main pour l’atteinte des objectifs. Ces objectifs, c’est la réalisation des infrastructures. On ne parlera jamais du développement du sport sans infrastructures », a estimé le Chef du département des Sports et de la Culture.

Ajoutant que : «  Le Burkina Faso a organisé, le Mali et aussi le Sénégal, la Guinée va organiser la Coupe d’Afrique des Nations. Ce n’est pas un problème de Bantama ou de Paul ou Pierre, c’est une volonté politique. Formons une union sacrée pour obliger les politiques à réaliser les infrastructures en Guinée. Personne ne doit imaginer que la Guinée ne peut pas organiser la CAN »

Tels sont les souhaits du  ministre Bantama Sow, qui préside le Comité de pilotage pour l’organisation de la CAN 2025.

Pour y arriver, la Guinée doit faire preuve de persévérance et de détermination afin de respecter le cahier de charge de la CAF, comme c’est le cas pour tous les postulants qui veulent abriter cette compétition.

Le retrait de la CAN 2019 au Cameroun, en raison des retards des travaux, qui a été à l’origine du glissement du calendrier, devrait servir des leçons à tous ceux qui prétendent abriter cette compétition.

Avec 24 équipes en lice, le pays organisateur doit tout mettre en œuvre pour justifier des infrastructures sportives, hôtelières, mais aussi des infrastructures routières et un réseau de communication fiable.

La CAF exige au pays organisateur “6 stades pour la compétition, dont 2 stades d’au moins 15 000 places, 2 autres d’au  moins 20 000 places et les 2 derniers, d’une capacité d’au moins 40 000 places devant accueillir le match d’ouverture et la finale du tournoi. Pour les séances d’entraînement, la CAF exige 2 stades par site“.

En plus du transport qui est un élément déterminant pour relier les différents sites retenus pour la compétition et la mobilité des différentes délégations, la question sécuritaire est également préoccupante.

 Comme on le voit, à 7ans de la compétition, l’heure n’est plus au discours, mais aux actes concrets. Et le travail est d’abord d’octroyer des moyens au COCAN 2025 pour pouvoir démarrer ses activités pour la réussite de cet événement sportif.

Le non respect du cahier de charge de la CAF pourrait amener l’instance dirigeante du football Africain à faire volte-face et attribuer la CAN à un autre pays, comme ce fut le cas du Cameroun, qui devrait inspirer les guinéens.

 Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

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