CAN 2025 : pourquoi douter des chances de la Guinée

Aucune trace ou de bonne foi n’est exprimée pour afficher la volonté, voire la capacité de la Guinée à organiser la CAN 2025. Même si, Béa Diallo tente de rassurer : « Il y a une CAN qui est dédiée à un seul pays.
La CAN 2025 on a dit que c’est pour la Guinée. Mais je vois qu’il y a beaucoup de pays qui se positionnent aujourd’hui pour pouvoir l’organiser parce qu’ils disent que la Guinée n’est pas capable d’organiser cette CAN. Mais, 2025 c’est pour la Guinée », a-t-il déclaré.

En ce 10 août en Tanzanie où va se tenir l’assemblée générale de la CAF, certainement, le cas sera étudié, au moment même où  des défis énormes d’un côté et des doutes persistants de l’autre. En Guinée, on va dans tous les sens dans la perspective de la tenue de la CAN 2025 : de la composition du COCAN, à son fonctionnement jusqu’à la levée des fonds, etc., rien ne semble garantir les capacités de la Guinée à réussir à organiser cette grand-messe continentale du football.

Les réels indices sont loin de faire sensation. Même les 30 millions USD débloqués sur une projection de 4 milliards de dollars USD pour les installations ne semble point faire bouger les lignes par rapports aux
défis du moment.
En attendant, le gouvernement rappelle que sur l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 en Guinée et la visite d’inspection de la CAF dans notre pays du 10 au 15 juin 2022, le Président de la Transition a instruit le Premier Ministre, le ministre des Sports et le Comité d’organisation de lui faire parvenir dans un bref délai les modes de financement et les mécanismes qui accompagnent le dit projet. C’est à ce titre d’ailleurs que Mamadi Doumbouya a demandé d’affecter immédiatement 30 millions de dollars de DTS au COCAN pour démarrer les projets d’infrastructures.

Auparavant, il a été recommandé au comité (Ministres en charge des Sports, des Finances, du Budget, de la Communication, des Infrastructures, de l’Énergie, de la Sécurité, de l’Urbanisme, de la Culture, du Secrétaire général de la Présidence et du Directeur de Cabinet de la Présidence) restreint de réfléchir sur le dossier COCAN et faire des propositions concrètes. Pendant ce temps, le temps lui n’attend pas. Et le contexte politique actuel ne semble point jouer en faveur de la junte. Même si, le foot n’est pas politique. A un certain niveau !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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