Candidature à la présidence de l’UFDG : Bah Oury empêché?

Bah Oury ne manque jamais d’occasions pour remettre en cause le leadership mené par Dalein Diallo, en sa qualité de président de l’UFDG. Connaissant la fougue, la rigidité et l’insatisfaction de Bah Oury, il n y a point à se faire du sang noir.

L’homme ne change jamais sa posture à l’endroit de son président : il est le plus mauvais, le pire, le despote, l’autocrate, etc. Et pourtant, rien n’a empêché à ce Bah Oury-là de se présenter comme candidat à la présidence du parti, surtout qu’il l’avait évoqué sans cesse dans bien de ses sorties médiatiques. Mais, il s’est ravisé sans trop de détail, estimant certainement qu’il allait mordre la poussière. On se rappelle, à la tenue du congrès du parti, les 70 fédérations étaient représentées. Dalein estime du coup que « Bah Oury aurait pu se présenter comme candidat à la présidence. Rien ne l’en empêchait. Il était candidat à sa succession, il a été élu comme vice-président. Au prochain congrès, il pourra préparer sa campagne et se présenter à la présidence du parti, je n’aurais pas d’objection. On sera en compétition dans le respect des règles démocratiques. »

En attendant, les rôles sont clairement définis. Et Dalein n’entend pas se marcher là-dessus : « Les vice-présidents assistent le président et exécutent toutes missions confiées par le président dans leur domaine de compétence. » Et de trancher dans le vif : « Je vais exercer pleinement mon rôle. »

Dalein est-il vraiment un autocrate ? Réponse de l’intéressé : « Ce sont des griefs qui ne sont pas fondés. Nous avons des débats. Ce que je n’accepte pas c’est qu’après que le parti ait pris une décision, une autre position soit défendue dans la presse. Il y a des débats parfois rudes entre nous mais une fois que la décision est prise à la majorité, ça devient la décision du parti. Chaque militant, chaque responsable a l’obligation de s’y soumettre, même si cela ne reflète pas son point de vue », recadre-t-il dans un entretien accordé à JA. Dalein reste formel : « Il faut un parti avec un seul discours. On ne peut pas avoir le discours du président et du vice-président. Sinon c’est le désordre et je n’accepterai pas le désordre. »

A bon entendeur salut !

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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