Cartographie des électeurs : une révision sans opposition ?

La Ceni poursuit son bonhomme de chemin en toute tranquillité. Pendant ce temps, l’opposition républicaine bat le pavé pour exiger son départ. Le pouvoir lui, reste simple activiste de la confusion. Le Parlement quant à lui ne pipe mot.

Et pourtant, selon l’UFR, « La Ceni s’est discréditée depuis la fin des législatives. Au terme du scrutin, tous les acteurs politiques ou presque ont appelé à une éventuelle réforme de l’institution. Au fil du temps, malheureusement, le pouvoir s’est accommodé surtout avec la récente recomposition du paysage politique. Compte tenu de ce déséquilibre, il est impératif de réformer la Ceni aujourd’hui. » La mouvance et la Ceni elle-même n’entendent pas de cette oreille. Et l’UFR d’accuser : « La Ceni opère sur le terrain sans associer les partis politiques. Il va de soi que nous ne reconnaitrons pas un travail fait sans nous, et donc contre nous. Elle est en train de préparer tous les risques d’instabilité. Je le dis que le président de la Ceni portera entièrement et personnellement tous les désordres qui surviendront. »

Selon toute vraisemblance, l’opposition va longtemps encore regretter le comportement de ses représentants à la Ceni. Traités comme des intouchables, les représentants de l’opposition ne se font plus voix. Ils s’occupent d’eux-mêmes, quitte aux opposants de s’arracher les cheveux. Aujourd’hui en effet, ce sont eux-mêmes qui supervisent la cartographie des électeurs. Même si, aucune information ne filtre. Les joutes de 2015 risquent d’être vraiment palpitantes.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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