Cas malien avec Goita : Paris ne lâche pas prise !

Avant le décès de l’ancien président malien Ibrahim Boubacar Keita, le Mali attire toutes les attentions et le pays fait face à une énorme pression tant du côté de la CEDEAO, de l’UEMOA que du côté de Paris, voire de l’Union européenne. Le chef de la junte fait l’objet de toutes les compromissions, allant jusqu’à étouffer mortellement le Mali ou en tout cas, tenter de soulever la population contre la junte au pouvoir.

Aujourd’hui, la donne semble changée, avec la disparition d’IBK au moment même où toutes les frontières sont quasiment fermées. Un contexte difficile pour la CEDEAO, dont des chefs d’Etat et de gouvernement voudraient bien rallier Bamako pour assister aux obsèques du président disparu. La solution est obsédante. Mais, la junte supportée par une bonne partie des Maliens n’en a cure. Elle attend de pieds fermes ses bourreaux.

Vendredi déjà, Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères et de l’Europe, alors qu’il était en province, à Brest a démontré tout l’engagement de son pays à en finir avec la junte inoxydable du Mali. Pour ce ministre, faisant allusion à la grande démonstration de force, à travers une manifestation géante à Bamako a déclaré : « Si on est en sécurité pour manifester, on doit être sûrement être en sécurité pour voter. » Et d’étayer : «  La junte dirigée par le colonel AssimiGoita a argué de l’insécurité persistante dans le pays pour repousser  jusqu’à cinq ans les élections initialement prévues en février 2022. »

Comme quoi, Paris ne lâche pas prise. Mais, jusqu’à quand ? C’est toute la question. Selon des sources, le président nigérien Mohamed Bazoum dont les frontières sont bouclées est en consultation poussée afin de revoir les sanctions imposées aux Maliens. Traitrise ou pas, la démarche pousse à l’inquiétude.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.