Cellouphobie : Bah Oury, du ghetto ethnique à la milice politique !

Albert Einstein disait que : « Il n’y a qu’un esprit fou qui croit pouvoir arriver à un résultat différent, tout en utilisant encore et toujours les mêmes méthodes». Bah Oury doit l’apprendre à ses dépens.

En effet, depuis l’arrivée d’Alpha Condé jusqu’à la compromission qui a favorisé le retour au bercail du vice-président de l’UFDG, Bah Oury s’attaque vertement à la personnalité d’Alpha Condé, à sa gouvernance, avec le même rythme, la même hargne et la même rigidité reconnue en l’homme. Il n’a jamais changé, jusqu’à ce mois de janvier. Voici ce qu’il disait d’Alpha Condé : « M. Condé agit non pas en chef de l’Etat guinéen, le président de la République de tous les Guinéens, mais comme le chef d’un clan. Il faut que M. Alpha Condé sache que la Guinée d’aujourd’hui n’est plus celle des années 60 et 70, il devrait rassurer la population, être au-dessus de la mêlée, respecter la constitution qui dit que le président de la République est la clé de voûte des institutions, il devrait agir conformément à l’éthique et à la déontologie qu’on attend d’un président de la République, prendre tous les Guinéens, quelle que soit leur sensibilité, quel que soit celui pour qui ils ont voté, comme des fils et des filles d’un même pays ; égaux. »

Mille et une critiques n’auront pas suffi à l’accusé pour que celui-ci réponde, arguant que c’est un insatisfait, un flapi. Aujourd’hui, ce discours a changé : avec Alpha, tout est bon, tout est beau. Nouvel adversaire ? La famille politique, notamment Dalein Diallo. Lequel est qualifié de dictateur, de despote, etc. Partant, « Les militants doivent réclamer de savoir comment le parti qui était le premier est devenu un parti qui s’achemine vers un ghetto ethnique. Comment leurs amis sont morts inutilement. Comment avons-nous perdu 2010, 2013, 2015 ? Il faut que Cellou Dalein et tous ceux qui sont autour de lui nous donnent les réponses. Pourquoi un parti qui avait une telle notoriété, une telle audience internationale, est considéré avec cette dynamique actuelle comme une secte ? Il faut que ceux qui sont responsables de cela répondent. » Ce sont nos confrères de vision guinée qui rapportent les propos du rigide vice-président. Mais ceci est une histoire.

Ce qui est frappant, c’est quand Bah Oury, tribaliste dans l’âme qui avait même demandé – sans suite – aux commerçants pour l’essentiel des gens de son ethnie, de fermer les boutiques pour affamer le peuple et provoquer des insurrections. Il qualifie à ce jour les militants de miliciens politiques à la solde de Dalein Diallo. Pourtant, le rigide c’est bien lui. Lui qui a déclaré : « Alpha Condé agit comme un chef de clan. » C’est lui qui avait accusé Alpha : « C’est lui-même qui est en train de saboter sa gouvernance. Il se dit l’opposant historique, alors que les Guinéens ont lutté, lui la plupart du temps absent, pour les changements démocratiques en 2006, 2007, 2008 et 2009. »

Bah Oury a la phobie. Bah Oury est un insatisfait. Bah Oury est un bagarreur. Bah Oury est un ennemi de la paix et de la stabilité. Voici ce qu’il incarne. Alpha va judicieusement l’utiliser en compromission avec les autres leaders politiques issus de l’opposition. Puis, comme en guerre tout comme en politique, chacun défend ses intérêts, l’opposant historique pourra mieux tirer les marrons du feu. Aux autres de se crêper les chignons.

Jeanne Fofana, www.kababachi.com

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.