CENI : la fin de la crise n’est pas pour demain

La crise que traverse la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) est loin de connaitre son épilogue. Les 18 commissaires qui dénoncent la gestion opaque du président de l’institution, veulent pousser Bakary Fofana à la sortie.

Le projet de destitution est toujours d’actualités, même si Bakary Fofana ne semble pas se laisser distraire par la pression des autres commissaires de l’institution.

En tout état de cause, le président de l’institution électorale ne conjugue plus le même verbe que ses collaborateurs, en plus, il n’assiste plus aux plénières.

«Ce matin, le président de la CENI est venu aux environs de 10H, il n’a consulté aucun commissaire et il est reparti sans nous donner les raisons de son absence. La plénière (en cours Ndlr) est  présidée par le vice-président qui nous a donnés un message comme quoi le bureau est en train de réfléchir sur la question. Mais nous les 18 qui sommes en plénière, nous avons décidé de mettre cette commission en place pour travailler sur les TDR afin que nous puissions soumettre la lettre au bureau pour la signature du président. Nous voulons mettre de la forme dans nos revendications», explique Charles André Soumah au micro de mosaiqueguinee.com.

Face à l’ampleur de la crise, les protestataires, qui s’appuient sur l’article 17 du  n’excluent pas de désigner son remplaçant dans les meilleurs délais.

« Au cas où il n’arrivait pas à accepter de signer ce document pour la mise en place de cette structure, nous allons utiliser l’article 17 de notre règlement intérieur qui nous permet de remplacer le bureau soit partiellement ou totalement », a laissé entendre ce  commissaire.

Comme on le voit, la fin de la crise n’est pas pour demain, les élections locales non plus.

 

Mariam Diallo, kababachir.com

 

 

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