Quand Chérif Bah de la BCRG donne des leçons de transparence

« Les finances du pays étaient beaucoup mieux gérées sous Lansana Conté que maintenant. Le code du marché public était appliqué. Il n’y avait pas assez de marchés gré à gré à l’époque. Je le sais, bien que je ne fusse pas ministre des Finances. »

Ibrahima Chérif Bah, ex patron de la BCRG estime que ce sont ces bonnes pratiques qui ont « permis à notre président Cellou Diallo qui était à l’époque ministre des TP à faire beaucoup de réalisations sur le terrain parce que la manière de faire le marché, la manière de faire le cahier des charges, les appels d’offres, les adjudications de marchés, encourageaient les bailleurs de fonds. » Selon lui,  « le fait que la gestion était transparente, on a pu accéder à beaucoup de financements concessionnels moins chers par rapport au financement privé. J’ai déjà dit, par rapport au régime de Conté auquel nous appartenions, nous sommes des enfants de cœur. » Conclusion : « La gestion était beaucoup plus transparente. »

Alors questions : Ibrahima Chérif Bah est-il vraiment celui-là même qui est mieux placé pour parler de gouvernance dans la gestion des fonds publics, alors qu’il était cité dans un rapport d’audit datant de 2014?

En effet,  le rapport l’accuse « d’avoir ordonné en mars1999, le virement de 10  010 000 dollars US en faveur d’une organisation Non gouvernementale (ONG) caritative du nom de Humanity for de World, dans un compte ouvert auprès de la Banque Sun Trust Bank  en Californie aux USA. » Pour tenter d’essuyer tous soupçons l’ancien gouverneur de la BCRG dit qu’en mars 2004  « J’ai laissé huit tonnes d’or à la Banque. Et même Dadis avait parlé de ça en faisant une erreur, en disant : ‘’huit tonnes de kilos d’or  à l’époque’’. Qu’est-ce que ces huit tonnes d’or sont devenus ? Moi je ne suis pas de nature à me salir par des petites-choses, en huit années de gestion. »

 Sacré Chérif Bah

Jeanne FOFANA, Kababachir.com

 

 

 

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