Chérif Bah, une nomination qui transcende les clivages ?

Il ne cesse de se justifier et faire prévaloir son statut métissé donc débarrassé de tout calcul politicien attribué à tort et à travers à son bienfaiteur. Ibrahima Chérif Bah se pose donc aujourd’hui, depuis sa nomination au poste vacant de plus de 15 mois alors occupé par Bah Oury, exclu en chantre qui transcende les clivages qui minent l’UFDG.

Dans sa toute première interview accordée à Guinée matin, le nouveau promu déclare après avoir déjà tranché qu’il n’est pas de Pita, la ville d’origine de Bah Oury: « Je suis un métis, un Guinéen type parce que j’appartiens à plusieurs cultures. Mon père vient de Pita. Il s’est installé en 1932 à Koba, dans Boffa où nous sommes nés. Et là-bas, il a rencontré une femme, une demoiselle originaire de Gaoual, une Mandingue-Sarakollé. Donc, un Peul né en Basse Guinée, devient Baga. J’ai aussi des neveux Kissi et Toma. »

Voici ce qui fait de lui, un vice-président tout cuisiné. Il donne de fait une réponse pour le reste cinglante à des détracteurs qui avaient vu en cette nomination de Dalein, une sorte de machination pour mettre en mal deux frères d’une même Préfecture. Il n’en est en réalité rien.

Ainsi, au-delà des casseroles que Chérif Bah traîne apportant une tâche noire au choix porté sur lui, cet ancien patron de la BCRG bien que pas consulté auparavant peut valablement mener à bien les missions à lui assignées. Ne serait-ce que temporairement, comme l’indique l’acte signé de Dalein Diallo. Plus donc besoin de chercher des poux sur des crânes rasés ? Bah Oury n’a pas abdiqué !

 

Jeanne Fofana, Kababachir.com

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