Cherif Haidara de la LONAGUI ou le procès d’un RPGiste

Il est poursuivi pour détournement des deniers publics à hauteur de 27 milliards de francs guinéens. Il a été débarqué et fait face aujourd’hui au juge audiencier pour la poursuite de l’information.Lansana Cherif Haidara, DG de la LONAGUI (Loterie nationale de Guinée) n’est que l’arbre qui cache la forêt dans la nébuleuse transparente de la corruption et des détournements. En Guinée et sous Alpha Condé, on promeut ces pratiques et on protège les auteurs présumés. Il n y a rien d’inédit sous les tropiques de ce petit pays de l’ouest africain.

En découvrant aujourd’hui une broutille de plus de 25 milliards GNF dépensée sans pièces justificatives et plus de 11 milliards GNF disparu des caisses de la LONAGUI, l’Inspection d’Etat aurait dû aider Alpha Condé et son PM Kassory de sanctionner les délinquants économiques et donc de rester dans le sillage de la lutte contre le banditisme économique.

Seulement, voilà ! Lansana Cherif Haidara, actuel DG de la LONAGUI n’est autre que l’ancien secrétaire général du RPG, en France. Et donc du sérail. Ce qui est synonyme de protection. A la limite, on le débarque et on lui trouve un autre point de chute, qui ne soit ni la prison, ni autre chose. Certainement conseiller à la Présidence. Bien des personnes parient sur la protection de l’incriminé. Etant entendu que la LONAGUI est loin d’être l’incarnation de la saine gestion. Il y a bien d’autres structures de l’Etat où la gestion laisse à désirer.

Tous établissements privés à caractère administratifs (EPA) ou EPIC (établissement privés à caractère industriel et commercial) constituent des vaches laitières pour des particuliers. Certains reçoivent des subventions de l’Etat mais ne rendent jamais compte. D’autres, rattachés directement au Président, font comme si tout est permis, avec la bénédiction d’Alpha Condé lui-même. Plus personne n’a peur ! Le cas Paul Moussa Diawara ne semble point dissuader et on est tenté de croire que c’est un complot ourdi.

De la diversion tout simplement.

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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