Chronogramme électoral : le gouvernement réitère son soutien à la Ceni

« Nous respectons les décisions de la CENI dès lors qu’elles ont été prises à la majorité de ses membres, et qu’elles respectent la Constitution et les fondamentaux démocratiques.»

  Le porte-parole du gouvernement ne change pas de discours. Mais appelle l’opposition au dialogue. A un drôle de dialogue. Cette sortie du gouvernement intervient au moment même où les grands leaders politiques de l’opposition signe une déclaration commune qui sonne bien Alpha Condé et son gouvernement. Mais déjà, Selon le député UFDG, « la Guinée me fait honte et me fait pitié. Sinon comment un ministre de la République, porte-parole du gouvernement de surcroit, peut-il aller à la télévision nationale pour dire que les accords de 3 Juillet n’ont pas été signés. Ce gouvernement n’a aucun respect, ni de considération pour le peuple de Guinée. Les accords ont été bien signés. » Partant, « Il est hors de question qu’on aille aux élections présidentielles sans les communales. Dès la semaine à venir, nous allons nous retrouver pour mettre en application nos décisions. Nous allons mettre en place nos maires et chefs de quartier. Comme Alpha Condé veut la pagaille dans ce pays, nous allons le faire. »

 Pourtant, Damantang estime aujourd’hui que « Les divergences de vue sont indispensables à l’équilibre de toute démocratie, et les débats sont salutaires. Pour les forces politiques, le Parlement est l’enceinte institutionnelle par excellence pour débattre, et les médias sont des relais indépendants. » Auparavant, ce même discours avait été tenu tout en réitérant son appui au choix de la Ceni :« Nous respectons la décision de la CENI dès l’instant où elle a été prise à la majorité de ses membres et qu’elle tient compte des contraintes de calendrier. Nous notons qu’elle a fait le choix de programmer la présidentielle avant les communales parce qu’il faut absolument respecter les délais constitutionnels de la présidentielle. » Après tout, « seule l’élection présidentielle fait l’objet d’un délai incompressible. Si violation il y a, elle ne doit surtout pas porter sur les délais de la présidentielle. Or, selon la CENI, si nous commençons par les communales il n’y a aucune chance d’organiser la présidentielle dans les délais constitutionnels. »

 Pour Damantang Albert Camara qui nie l’implication des délégations spéciales – une vingtaine sur plus de trois cent quarante, selon lui – ces délégués nommés ne « sont pas impliqués dans l’organisation des élections. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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