Clash Embalo-CNRD : l’ombre de Dalein en filigrane ?

A bien suivre et de près les deux sorties de Bernard Gomou et d’Amara Camara, on se rend compte qu’ils font tous les deux, allusion à Dalein Diallo, sans jamais prononcer son nom. Comme quoi, l’ombre de ce leader politique le plus en vue plane en filigrane. Voici la preuve…

Pour Bernard Gomou : « La propension de Monsieur Embalo à se répandre dans la presse est connue de tous. Si cette attitude cache son mal être, elle expose sur la place publique ses plans contrariés. La transition guinéenne est inclusive et prend en compte les positions de l’ensemble des Guinéens pas uniquement celle d’une officine dont l’emballé de Bissau a du mal à dissimuler le parrainage. Comme il aime s’épancher dans les médias, nous l’invitons par ce même canal à cesser de se cacher derrière le masque de la CEDEAO pour régler des comptes personnels. Son jeu est connu. Nous assimilons cet acharnement au fait que les actions de rectification institutionnelle en cours dans notre pays soient de mauvais goût pour certains qui voudraient nous replonger dans les erreurs du passé. »

Amara quant à lui est beaucoup plus corrosif : « Toutes les démarches menées par lui en lieu et place de la CEDEAO étaient de nature à entériner son choix de candidats pour les futures élections. Nous ne laisserons personne prendre en otage la voix du peuple. »

C’est à cause de cette menace que Goumou le traitait à la fois de « guignol dans un manteau de Chef d’Etat » et « d’amuseur public ». En outre, le colonel Amara s’est évertué dans sa déclaration, à isoler le président en exercice de la CEDEAO. Ainsi, a-t-il dit de la sortie d’Embalo qu’elle était « solitaire » et insinué que ce dernier parlait et décidait « à la place de ses pairs avant même de les avoir consultés ». Sur le même registre, le colonel Amara Camara a également flétri les « prises de positions personnelles au mépris de ses homologues présidents ».

Au finish, la CEDEAO affiche un « vibrant hommage à S.E Umaro Sissoco Embalo, Président de la République de Guinée Bissau, Président de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO, pour son leadership dans la gestion des affaires de la Communauté », peut-on lire dans le communiqué officiel.

De l’avis de Bah Oury, « On devrait comprendre qu’il y a une solidarité qui unit les chefs d’État de la CEDEAO et en parlant sur un certain ton en s’adressant au président de cette institution, il va de soi que ça allait avoir des conséquences. Je pense que la déclaration du colonel Amara Camara ne présente pas quelque chose de particulier d’autant plus que ça ne fait que réitérer les positions de la Guinée. Toutefois, la déclaration du premier ministre, c’est aller trop loin dans une approche non respectueuse d’un chef d’État d’un pays frère qui est la Guinée Bissau. »

Jeanne Fofana, www.kababachir.com

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