Claude Chirac : « Mon père s’est battu pour l’égalité de toutes les cultures »


Il y a dix ans, le président Jacques Chirac inaugurait le musée du Quai Branly consacré aux arts premiers. Sa fille, Claude Chirac, nous raconte cette passion. 

La fille cadette de Jacques Chirac, qui a été longtemps sa conseillère en communication durant sa présidence (1995-2007), nous raconte la passion de son père pour l’art.

D’où est venue à votre père cette passion pour les cultures lointaines ?

CLAUDE CHIRAC. Il a toujours été ouvert d’esprit. Jacques Chirac, à 14-15 ans, séchait l’école pour aller au musée Guimet ! Il voulait être capitaine au long cours.

Il était d’abord attiré par l’Asie ?

Il était fasciné par ces civilisations. Quand il a voulu apprendre une langue étrangère, il a d’abord choisi le sanscrit. Il a finalement appris le russe, mais au fil du temps il est devenu un grand connaisseur de l’Asie.

Est-ce qu’il vous emmenait au musée quand vous étiez enfant ?

Au musée, non. Il était par monts et par vaux, c’est surtout maman qui nous a élevées. En revanche, dans mes souvenirs, j’ai toujours cette vision de ses livres, non pas rangés dans une bibliothèque, mais à côté de son lit, à portée de main. Il y avait les volumes de la collection Terre humaine, ceux de Jean Malaurie, de Claude Lévi-Strauss. Et des articles de revues spécialisées. Il nous a transmis, à ma soeur et moi, cette idée d’égalité de toutes les cultures.

Pourquoi faisait-il croire qu’il ne lisait que des romans policiers ?

Il a aussi lu énormément de romans policiers ! Il y a toujours eu chez lui une certaine pudeur. C’était son jardin secret.

Source: leparisien.fr

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