Code électoral : Le CNOCS demande à l’INIDH d’introduire un recours devant la Cour constitutionnelle

Malgré son adoption à la majorité des voix par les députés de l’Assemblée nationale, le nouveau code électoral révisé, qui prévoit la désignation des Chefs des quartiers et districts en fonction des résultats du scrutin communal, continue à susciter des vives réactions au sein de la classe politique guinéenne.

C’est dans cet élan, que la Société civile guinéenne, a entrepris des démarches visant à saisir la Cour Constitutionnelle pour obtenir son invalidation.

Dans un courrier daté du 24 février et adressé au président de l’INIDH (Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH), le Conseil National des Organisations de la Société Civile (CNOCS) demande à celle-ci d’introduire un recours devant la Cour Constitutionnelle, conformément aux dispositions des articles 23 et 24 et suivants de la loi organique L/008/CNT/2011, portant création, attribution et fonctionnement de l’ INIDH.

Selon les arguments avancés par le CNOCS, dirigé par Dansa Kourouma, ce nouveau code électoral, va favoriser ‘’la restriction des droits des citoyens à participer à la gestion des affaires publiques locales, dont les quartiers et districts sont les unités de base.’’

En plus, rappelle, la Société civile, la nouvelle loi entrainera ‘’l’empiètement des partis politiques sur les élections locales’’, notamment les quartiers et districts terrain jusqu’ici réservé par l’ancien code électoral au citoyen’’.

En attendant sa promulgation ou son invalidation, le nouveau code électoral, semble favoriser les deux grands groupes parlementaires, à savoir la mouvance présidentielle (RPG et ses alliés) et les Libéraux Démocrates (UFDG) au détriment des ‘’petits partis politiques’’, qui contestent cette nouvelle loi électorale.

Abdoul Wahab Barry, www.kababachir.com

 

 

 

 

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