Code électoral révisé : ‘’L’arrêt de la cour constitutionnelle est muet’’, regrette Aboubacar Soumah

‘’Je ne souhaiterais pas commenter une décision de justice, mais je crois que concernant le point 2 de l’accord,  l’arrêt de la cour constitutionnelle est muet  dessus. On dirait que les magistrats qui composent cette cour n’ont pas vu ce passage. Or,  nulle part dans la constitution il n’est dit que nous devons faire le choix  des conseils de quartier et de district, il a été dit qu’ils doivent être élus. Cela a été la pomme de discorde entre ceux qui veulent que le peuple décide de son destin et ceux qui veulent prendre le pays en otage.’’. Telle est la réaction du député uninominal de Dixinn, l’unique député de l’UFDG à avoir voté contre ce code électoral amendé lors de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale.

S’exprimant dans les colonnes de nos confrères de mosaiqueguinee.com, Aboubacar Soumah, dont le départ de l’UFDG, a été suivi par le lancement de sa propre formation politique, le PGDE (Parti Guinéen pour la Démocratie et l’Équilibre), regrette du fait que la Cour Constitutionnelle n’a pas tenu compte de ses préoccupations.

‘’Elle (Cour Constitutionnelle) n’a même pas touché ce point précis, l’alinéa 2 de l’article 84 du code électoral. » Or, regrette le député, ‘’tout le bruit,  toute la mobilisation nationale a été faite autour de ça, la Cour aurait pu donner un avis dessus. Ils l’ont fait peut être par méfiance, mais j’avoue que ce point est anticonstitutionnel, il ne sert absolument à rien d’aller dans une école de magistrature pour le savoir, lisez la constitution guinéenne de 2010 et lisez cet accord ethno-politique du 12 octobre.’’, a-t-il fait remarquer.

Dans l’éventualité d’une relecture du texte à l’Assemblée nationale, avant promulgation, le député uninominal de Dixinn maintient sa position :

‘’Qu’on envoie  ce texte ou pas en seconde lecture, nous qui nous disons que nous voulons défendre la République, nous feront une mobilisation pour ne pas que les gens viennent nommer des personnes pour gérer des districts et les quartiers dont ils ne connaissent ni la langue ni les réalités.’’, a-t-il avertit.

En attendant une éventuelle promulgation de ce code électoral par le Chef de l’Etat, l’on se demande quelle va être la marge de manœuvre du député pour empêcher l’application d’une telle loi.

Alexis Lama, Kababachir.com

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.