COMMUNIQUE : Le Conseil des Patriotes Guinéens s’insurge contre l’expulsion collective des Guinéens le 28 septembre 2016

Lors de la visite de la secrétaire d’Etat belge en charge de l’Asile et à la Migration, Maggie De Block les 3 et 4 février 2014, le président Alpha Condé avait donné son plein accord pour le rapatriement des Guinéens en situation irrégulière en Belgique. Une commission belgo-guinéenne a travaillé sur les modalités techniques de l’expulsion de ces Guinéens.

Aujourd’hui, nos compatriotes font l’objet de véritable chasse dans le cadre d’une expulsion collective avec la pleine collaboration des autorités guinéennes et les experts venus de la Guinée s’occupent de l’identification des Guinéens selon la procédure définie avec la Belgique.

Cette expulsion collective n’honore pas la Belgique qui viole ainsi l’art 4 du Protocole n°4 de la Convention européenne des Droits de l’Homme qui interdit et condamne les expulsions collectives et non plus l’Union européenne, qui par ses recommandations s’immisce de manière anti-démocratique dans les prérogatives dévolues aux représentants légaux des Etats souverains.

Pour résoudre la crise migratoire, le Conseil européen des 28 et 29 juin 2016 a défini un nouveau cadre de partenariat entre l’Union européenne et les pays tiers africains (« Partnership framework with third countries « ), en vue de maintenir les migrants hors des frontières de l’Union européenne.

Le plan de la Commission européenne vise à sous-traiter dans les pays africains la gestion et la détention de migrants en échange d’une aide financière, issue d’un budget de 8 milliards d’euros mobilisés d’ici 2020.

Concrètement, des fonds issus des budgets d’aide au développement seraient attribués en échange de la mise en œuvre des accords de réadmission. C’est à cause de cet incitant financier que le gouvernement guinéen est décidé à délivrer les laissez-passer pour les rapatriements collectifs en totale violation des lois européennes et des droits de nos compatriotes.

Le Conseil des Patriotes Guinéens (CPG) est d’accord que la Belgique en toute souveraineté a le droit absolu de décider de ceux qui doivent ou non rester sur son territoire mais cela doit se faire avec discernement et dans le respect des lois en vigueur.

Par ailleurs, Madame Catherina Smith, chargée du dossier guinéen à l’office belge des Etrangers a toujours fait preuve de zèle en faisant le tour des cafés et tout autre lieu de rassemblement de nos concitoyens.

Ces expulsions collectives ne sont qu’un palliatif qui n’empêcheront pas les Guinéens d’immigrer s’ils sont obligés de fuir la mal gouvernance du fait des élections tronquées avec la bénédiction de l’Union Européenne et de la France. La solution pérenne à l’immigration sera l’émergence de nos pays et la sanction de nos dirigeants par les urnes sans aucune interférence.

Le Conseil des Patriotes Guinéens remercie les associations (ADDE, Amitiés Sans Frontières, CEPAG, CIRÉ, CNE, DEI, De Vrede Café, Église et Communauté du Béguinage, FGTB, JSP Journal des Sans Papiers, La Maison des Migrants, Le Monde des Possibles, Médecins du Monde, Migrations et Luttes Sociales, MOC Bruxelles, MRAX, SOS Migrants, VEGA, l’Union des femmes africaines, la Coordination des sans-papiers,…) pour tous leurs efforts consentis pour défendre les demandeurs d’asile en général et nos compatriotes en particulier.

Bruxelles, le 25 septembre 2016

La Cellule de Communication du Conseil des Patriotes Guinéens (CPG)

 

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