Comparution de la présidente de la HAC devant le TPI de Kaloum

La présidente de la Haute autorité de la communication (HAC), Martine Condé, a comparu ce mercredi 7 juin devant le Tribunal de première instance (TPI) de Kaloum où elle est poursuivie pour abus d’autorité, menace et violence par Joachim Baba Millimono, ancien rapporteur général de  la HAC. Lors de sa première comparution à ce procès qui s’est ouvert la semaine dernière, Mme Condé a plaidé non-coupable des faits pour lesquels elle est poursuivie par son ancien subordonné.

Selon l’avocat du plaignant, Me Salifou Beavogui, son client a, lors de son audition, démontré qu’il est privé de son droit d’accéder à son bureau et de son salaire. « Il a été menacé et intimidé en dépit de l’arrêt rendu par la Cour constitutionnel » qualifiant d’illégal sa suspension et ordonnant sa réintégration. « Nous sommes sereins et nous pensons que le droit sera dit, parce que mon client est victime d’abus d’autorité, harcèlement de la part de Mme Martine Condé », a souligné Me Beavogui.

La patronne de la HAC a rejeté en bloc les accusations dont elle fait l’objet, expliquant n’avoir jamais eu affaire avec son ancien collaborateur depuis la fin du premier procès qui les a opposés en 2016. « Je n’ai pas vu Joachim depuis l’année dernière », a-t-elle déclaré à la barre. Comme « il est dans les filets de la justice, il ne peut pas siéger à la HAC parce que, a-t-elle estimé, il est condamné et a un casier judiciaire ».

Au sujet de l’appel interjeté par M. Milliomono à la suite de sa condamnation l’an dernier, la présidente de l’organe de régulation des médias en Guinée dit n’avoir pas reçu le document confirmant cette démarche. « Maintenant, si les gens pensent que, même si on est condamné, on peut siéger dans une institution aussi prestigieuse que la HAC, c’est à la justice de prendre cette décision, puisque c’est la même justice qui l’a condamné », a-t-elle ajouté.

L’audience a été renvoyée à la semaine prochaine pour permettre à l’accusée de constituer sa défense. À rappeler que Martine Condé est critiqué par plusieurs commissaires de la Haute autorité de la communication ainsi que certains patrons de presse qui l’accusent entre autres d’incompétence et d’abus de pouvoir.

Thierno Diallo, Kababachir.com

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